Argentine – Elle accuse Maradona de l'avoir violée et battue
Publié

ArgentineElle accuse Maradona de l'avoir violée et battue

Une Cubaine, qui a entretenu, alors qu'elle était mineure, une liaison avec Diego Maradona, a accusé l'idole argentine et son entourage de violences et d'abus présumés.

La Cubaine accuse le footballeur argentin.

La Cubaine accuse le footballeur argentin.

AFP

Mavys Alvarez Rego, mère de deux enfants de 15 et 4 ans, qui vit aujourd'hui à Miami (États-Unis) a raconté à la presse à Buenos Aires comment elle avait rencontré Maradona, à 16 ans, alors que la star, alors quadragénaire, vivait à Cuba, où il suivait une cure de désintoxication. «J'ai été éblouie, il m'a conquise (...). Mais après deux mois tout a commencé à changer», a-t-elle raconté, affirmant que Maradona l'avait poussée à consommer de la cocaïne, la rendant à son tour dépendante. «Je l'aimais mais je le détestais aussi, j'ai même pensé au suicide», a-t-elle déclaré.

Elle a notamment affirmé, lors d'un voyage à Buenos Aires avec Maradona en 2001 pour une série d'hommages, avoir été retenue contre son gré pendant des semaines dans un hôtel par des proches de Maradona, interdite de sortir seule, et contrainte à une opération d'augmentation mammaire. Elle a aussi affirmé que Maradona, avec qui la relation a duré «entre 4 et 5 ans», l'a «violée» en une occasion à leur domicile de La Havane. Et elle a évoqué plusieurs épisodes de violences physiques.

Mavys Alvarez a montré des photos à la presse (AFP)

Mavys Alvarez a témoigné cette semaine à Buenos Aires auprès d'un procureur argentin, saisi d'une plainte non par elle-même, mais par une ONG argentine «Fondation pour la paix», émue par les confessions de la Cubaine, dans des médias américains, ces dernières semaines. La plainte porte notamment sur trafic d'être humain, privation de liberté, réduction en servitude, coups et blessures.

Mavys Alvarez a expliqué en parler, après tant d'années, parce que Maradona est décédé (il y a un an exactement), et pour rétablir des vérités, par rapport a des contrevérités entendues dans une série TV sur Maradona. Elle a suggéré qu'elle n'entendait pas engager de procédure plus avant. «J'ai fait ce que j'avais à faire, je laisse le reste à la justice. J'ai atteint mon objectif: dire ce qui m'est arrivé, pour éviter que cela arrive à d'autres, ou au moins que d'autres filles se sentent la force, le courage de parler», a-t-elle dit.

(L'essentiel/AFP)

Ton opinion