Elle ne t'aime plus, il faut te faire une raison

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Elle ne t'aime plus, il faut te faire une raison

LUXEMBOURG - Persécuter une ex pour la récupérer n'est pas que contre-productif. Bientôt, cela pourrait valoir deux ans de prison.

Emprunté du jargon de la chasse, «stalking» signifie littéralement s’approcher à pas feutrés. (Séverine Goffin/L'essentiel)

Emprunté du jargon de la chasse, «stalking» signifie littéralement s’approcher à pas feutrés. (Séverine Goffin/L'essentiel)

«On ne sait jamais comment peut réagir une personne dont l'orgueil est blessé», note Gilles Roth, rapporteur. C'est pourquoi, mercredi, le projet de loi 5907 passera au vote des députés. Composé d'un seul article, il doit ajouter le harcèlement obsessionnel ou stalking dans le Code pénal.

Selon des études faites en Allemagne et dans des pays anglo-saxons, 12 % des sondés en ont été victimes. Souvent le stalking découle d'une rupture amoureuse, parfois professionnelle. Plus de 80 % des stalkers étaient des hommes. Cela peut aller de l'envoi répété de mails en passant par un sitting dans le jardin de la victime jusqu'à l'agression physique dans 40 % des cas. De quoi parler de terrorisme psychologique.

«Le texte érige en infraction des actes même anodins, quand ils deviennent constants et que l'auteur sait qu'il affecte gravement la tranquillité de la personne», explique Gilles Roth. Pour qu'il y ait poursuite, la victime devra porter plainte. Le stalker encourt une amende de 251 à 3 000 euros et de quinze jours à deux ans de prison.

sg

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