El  Salvador – Emprisonnée pour sa fausse couche,  elle est libérée 13 ans après

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El  SalvadorEmprisonnée pour sa fausse couche,  elle est libérée 13 ans après

Une femme, dont le fœtus n’était pas arrivé à terme, voit sa peine commuer après treize ans d’incarcération. 

Policiers  salvadoriens. Photo d’illustration. 

Policiers  salvadoriens. Photo d’illustration. 

REUTERS

Une Salvadorienne condamnée à trente ans de prison pour une fausse couche qualifiée d’homicide aggravé a été remise en liberté lundi, à la suite de la commutation de sa peine, après treize ans d’incarcération, selon une ONG. «Après 13 ans et cinq mois de prison, Maritza a retrouvé sa liberté grâce à la commutation de sa peine», a déclaré l’Association citoyenne pour la dépénalisation de l’avortement (ACDATEE) dans un communiqué.

«Je suis très heureuse de retrouver ma liberté. Je remercie toutes les personnes et organisations pour leur soutien, je leur demande de continuer à me soutenir pour que d’autres femmes qui sont encore en prison puissent être libérées», a déclaré Maritza, identifiée uniquement par ce prénom pour préserver son anonymat.

Onze autres femmes

La présidente de l’ACDATEE, Morena Herrera, a exprimé sa «joie, qu’après de nombreuses années, justice ait été rendue» et a promis de travailler à la libération de onze autres femmes emprisonnées. L’avocate de l’Association, Abigail Cortez, a déclaré que le traitement judiciaire du cas de Maritza «était incorrect» et «violait» les droits humains.

«Dans le procès de condamnation de Maritza, il y avait trois juges ; l’un d’entre eux a motivé son vote pour l’acquittement et a conclu que, lors de l’audience publique, les éléments nécessaires n’avaient pas été fournis pour pouvoir conclure à la véracité des faits, ce qui est la base de tout argument motivé de culpabilité», a-t-elle déclaré.

Le code pénal salvadorien interdit depuis 1998 l’avortement en toutes circonstances, même en cas de danger pour la santé de la mère ou de l’enfant, et prévoit des peines pouvant aller jusqu’à huit ans de prison. Cependant, les poursuites sont généralement engagées pour «homicides aggravés», passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à cinquante ans de prison.

(AFP)

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