Journée mondiale contre l'homophobie – En changeant de genre, ils doivent changer de vie
Publié

Journée mondiale contre l'homophobieEn changeant de genre, ils doivent changer de vie

LUXEMBOURG - La Journée internationale contre l'homophobie
et la transphobie se déroule ce lundi. Une journée pour une plus grande acceptation de la différence. Témoignage.

Christine Gutschild attribue l'homophobie à une «peur» de l'inconnu ou encore à un «catholicisme trop bien pratiqué».

Christine Gutschild attribue l'homophobie à une «peur» de l'inconnu ou encore à un «catholicisme trop bien pratiqué».

afp

«Tu peux faire ce que tu veux, mais tu ne reviens pas travailler ici». Le patron d'une PME a ainsi traité son employé quand ce dernier a commencé à changer de sexe. «Un autre membre de notre communauté a vu un médecin lui refuser un traitement à l'hôpital après son passage de femme à homme», raconte Christine Gutschild, de Transgender.

Les femmes nées dans un corps d'homme, et inversement, sont victimes, au même titre que les gays et lesbiennes, de l'incompréhension, voire de la haine de certains. «La transphobie apparaît surtout au début de la transformation», reprend Christine Gutschild, qui est devenue femme après un long processus.

«Ça passe par le regard des gens dans la rue, par la perte de votre job ou par l'exclusion sociale. J'ai eu de la chance, seulement trois ou quatre de mes amis m'ont dit adieu, la majorité est restée mais ce n'est pas toujours le cas. Beaucoup de gens ne veulent plus se montrer avec vous».

Surtout quand le changement en est à ses balbutiements, encore visible. Une transition qui ne passe pas forcément par une opération. «Nous sommes nombreux à considérer l'opération comme une mutilation. On milite pour qu'elle ne soit plus obligatoire pour changer d'état civil».

Jérôme Wiss

Ton opinion