En Italie: En fauteuil roulant, il devient un symbole après les inondations

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En ItalieEn fauteuil roulant, il devient un symbole après les inondations

La photo d’un homme en fauteuil roulant s’activant parmi les bénévoles, après les intempéries en Émilie-Romagne, est devenue virale. Simone Baldini, 42 ans, ne se considère pas comme un héros.

Joëlle Mermoud
par
Joëlle Mermoud
Ce cliché a forcé l’admiration des internautes italiens.

Ce cliché a forcé l’admiration des internautes italiens.

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Assis dans son fauteuil roulant, les habits tachés de boue, une pelle à la main, Simone Baldini s’active. L’Italien de 42 ans fait partie des nombreux bénévoles mobilisés après les terribles intempéries ayant touché l’Émilie-Romagne. Affairé à sa tâche, Simone n’était pas là pour faire parler de lui. Et pourtant, sa photo est devenue virale sur les réseaux sociaux, devenant un symbole de la solidarité envers les sinistrés. «Je pense que cette image vaut plus que beaucoup de mots», estime un internaute italien. «Estime, respect et admiration pour ce mystérieux pelleteur», peut-on encore lire.

IronBaldo a tout fait pour passer incognito sur place, en vain.

IronBaldo a tout fait pour passer incognito sur place, en vain.

Simone Baldini

Simone Baldini ne veut pas être considéré comme un héros, et pourtant son surnom sonne comme celui d’un personnage de Marvel: IronBaldo. Contraint de vivre en fauteuil roulant depuis 1997 à cause d’un virus de la moelle épinière, l’Italien ne s’est pas laissé abattre. Il s’est mis au sport paralympique, où il excelle notamment en triathlon, en aviron et en handbike, se faisant un nom dans le milieu.

Dans ces moments-là, je ne pensais pas à mon fauteuil

Simone Baldini

C’est cependant «le plus anonymement possible» qu’il a voulu se rendre à Forlì, une ville durement touchée par les inondations. «Même mes parents ne savaient pas que j’allais en Romagne», raconte-t-il au «Corriere della Sera». Le sportif a eu beau éviter les micros et les caméras, sa présence parmi les bénévoles n’est pas passée longtemps inaperçue. L’essentiel était ailleurs, malgré la tâche titanesque: «Dans ces moments-là, je ne pensais pas à mon fauteuil. (…) Boue ou pas boue, je ressentais le besoin d’aider les gens», témoigne-t-il.

Simone décrit une situation «poignante et dramatique» sur place: «Dans le quartier où j’étais, l’eau atteignait le premier étage, on voyait les marques sur les maisons. Les gens ont tout perdu (…) mais il y a chez eux une grande volonté de faire face à la crise», assure-t-il. IronBaldo a l’intention de retourner dès que possible à Forlì, mais aussi à Cesena et Ravenne, rapporte TGCOM 24. «C’est sûr qu’après tout ce battage médiatique, je ne peux pas faire marche arrière. Sinon, on va dire que je n’étais là que pour la publicité», sourit l’athlète. «Je ne suis pas un héros, j’ai simplement fait ce que je pouvais. (…) Et si mon geste peut servir d’exemple, alors tant mieux».

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