Afrique de l’Ouest: En Sierra Leone, des algues puantes mettent à mal la pêche et le tourisme

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Afrique de l’OuestEn Sierra Leone, des algues puantes mettent à mal la pêche et le tourisme

Les plages de sable blanc du petit pays africain sont désertées depuis début juillet. La faute à des dépôts d’une ampleur inédite d'algues nauséabondes qui endommagent aussi les bateaux et les filets des pêcheurs.

À Freetown, la capitale, les touristes ont fui les plages réputées pour leur sable blanc et les bars et restos de plage ont dû fermer, faute de clients, à cause de présence d’algues brunes à l’odeur pestilentielle.

À Freetown, la capitale, les touristes ont fui les plages réputées pour leur sable blanc et les bars et restos de plage ont dû fermer, faute de clients, à cause de présence d’algues brunes à l’odeur pestilentielle.

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Des algues à l’odeur nauséabonde jonchent depuis début juillet l’attrayant littoral de Freetown, en Sierra Leone, perturbent le tourisme et nuisent aux engins de pêche de ce petit pays ouest-africain réputé pour le sable blanc de ses plages. L’apparition de ces algues sur les plages sierra-léonaises n’est pas un phénomène nouveau, mais il atteint cette année une ampleur inédite.

«C’est un dépôt sans précédent», affirme Amidou Kamara, pêcheur au quai de Tambakula, dans la capitale Freetown. Les algues mortes détruisent les bateaux de pêche et les filets, estime-t-il. «Nous sommes obligés de nous déplacer d’un site à un autre pour échapper aux algues mais elles finissent par nous retrouver», ajoute-t-il.

D’autres pays de la région ont déjà été touchés au printemps

L’odeur nauséabonde de ces espèces fait penser qu’il s’agit d’algues brunes provenant de la mer des Sargasses, dans l’Atlantique Nord, selon le directeur de l’Agence de la protection de l’environnement, Paul Lamin. «Mon département a reçu des informations sur leur présence dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest en mars et avril cette année, mais en Sierra Leone on les voit habituellement en saison des pluies, en quantité variable selon les années», dit-il.

Les algues se prennent dans les filets des pêcheurs. Ceux-ci sont obligés de se déplacer d’un site à l’autre pour essayer d’échapper aux végétaux nauséabonds, sans succès.

Les algues se prennent dans les filets des pêcheurs. Ceux-ci sont obligés de se déplacer d’un site à l’autre pour essayer d’échapper aux végétaux nauséabonds, sans succès.

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La plage de Lumley, dans la partie ouest de Freetown, qui attirait de nombreux jeunes gens le week-end, est déserte. Elle abrite le complexe touristique Sugarland, dont le gestionnaire, Aruna Foday, déplore le manque à gagner à cause des algues. «Nous avons fermé le bar et le restaurant à cause de la puanteur des algues. Nous espérons reprendre après la saison des pluies. Nos affaires marchent au ralenti», dit-il.

Pendant les mois de juillet et d’août, les algues ont tendance à apparaître. C’est pendant cette période basse de la saison touristique que le bureau national du tourisme lance l’opération de nettoyage de la plage. «C’est une tâche difficile, parce que les algues arrivent à toute heure», explique la directrice générale, Fatmata Kroma. Elle lance un appel aux habitants pour aider à se débarrasser de ces espèces.

A man looks out a blanket of seaweed and plastic garbages on a beach in Freetown on July 17, 2022, where a mass of floating seaweed has for weeks bunged up the otherwise pristine coastline of Sierra Leone's capital Freetown, disrupting beach-goers and damaging fishing gear in a country normally known for its white-sand shores. (Photo by Saidu BAH / AFP)

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