Selon Wolfgang Schäuble – Endetter l'UE reviendrait à faire «la pire erreur»
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Selon Wolfgang SchäubleEndetter l'UE reviendrait à faire «la pire erreur»

Assouplir le pacte de stabilité et contracter de nouveaux emprunts serait pour les pays européens une lourde faute, a estimé mardi Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances.

Selon Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances, l'exemple de l'Allemagne, «montre que ça marche, que c'est possible» de conjuguer discipline budgétaire et croissance économique.

Selon Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances, l'exemple de l'Allemagne, «montre que ça marche, que c'est possible» de conjuguer discipline budgétaire et croissance économique.

DPA

«Faire de nouvelles dettes serait la pire erreur que l'on puisse faire, a déclaré le ministre allemand des Finances, dans un entretien à la radio Inforadio. Tenez-vous en aux règles que nous avons décidées ensemble, ni plus ni moins», a plaidé le ministre à l'intention des partenaires de l'Allemagne dont un certain nombre, France et Italie en tête, aimeraient desserrer le corset des règles budgétaires européennes pour pouvoir investir plus et soutenir la croissance.

Dans une tribune publiée par le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung ce mardi, le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, adopte le même ton. «C'est une douche froide de constater que, dès que la pression sur les marchés se relâche, surgissent du côté des politiques des demandes d'assouplissement des règles, a déclaré le banquier central. Nous n'avons pas besoin d'un affaiblissement mais d'un renforcement des règles budgétaires». Selon M. Schäuble, l'exemple de l'Allemagne, qui vise un budget fédéral à l'équilibre l'an prochain pour la première fois depuis 45 ans, «montre que ça marche, que c'est possible» de conjuguer discipline budgétaire et croissance économique.

Tir rectifié par Angela Merkel

Le débat sur les orientations budgétaires des pays européens est reparti de plus belle ces dernières semaines sur fond de marchandage sur la nomination d'une nouvelle Commission européenne. Le confrère de M. Schäuble à l’Économie, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a donné du grain à moudre aux partisans d'un assouplissement des règles en déclarant la semaine dernière en France qu'il fallait donner «du temps aux pays décidés à mener des réformes».

La chancelière Angela Merkel s'est empressée de corriger le tir en affirmant qu'il n'y avait «pas de nécessité de modifier le pacte de stabilité». Ce que M. Gabriel a pu dire en France «est sûrement intéressant mais le conseil a lieu jeudi» et c'est là que les décisions seront prises, a précisé M. Schäuble mardi, en référence à un conseil européen qui se tiendra en fin de semaine, à Bruxelles.

(L'essentiel/AFP)

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