Bande dessinée – Enrico Marini a surpris avec son «Batman»

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Bande dessinéeEnrico Marini a surpris avec son «Batman»

Avec son premier «Batman», l'Italo-Suisse Enrico Marini a non seulement fait carton plein, mais aussi séduit les fans de cosplay et DC.

L'accueil en Europe a été tonitruant avec plus de 70 000 exemplaires du tome 1 vendus.

L'accueil en Europe a été tonitruant avec plus de 70 000 exemplaires du tome 1 vendus.

Il fallait juste oser le mélange des genres. D'un côté, celui du comics, des super-héros et du plus connu d'entre eux, Batman. De l'autre, l'Italo-Suisse Enrico Marini, auteur francophone de BD parmi les plus talentueux («Gipsy», «L'Étoile du désert», «Rapaces», «Le Scorpion» et «Les Aigles de Rome»).

Batman-Marini, DC Comics-Dargaud, un double mariage pour enfanter «The Dark Prince Charming» (deux tomes), un récit sombre et flamboyant qui apporte une nouvelle et tout autre dimension à Batman, chevalier noir des bas-fonds de Gotham City. L'accueil en Europe a été tonitruant avec plus de 70 000 exemplaires du tome 1 vendus. Et les États-Unis n'ont pas été en reste si bien qu'Enrico Marini se rendra au Comic Con de San Diego cet été, en promo du deuxième tome. «Les lecteurs, surtout américains, apprécient la mise en couleur directe alors que les auteurs américains de Batman ne travaillent qu'en couleurs numériques», explique Enrico Marini.

«Le Joker a un peu pris le dessus»

Alors que seule la moitié de l'histoire était sortie, ses personnages, notamment son Joker et sa version d'Harley Quinn, étaient déjà repris par des fans de cosplay, avec des costumes super chouettes. «J'ai bien essayé d'équilibrer les rôles entre Batman et le Joker, mais ce dernier a pris un peu le dessus. Il est plus flamboyant, plus drôle, plus coloré. L'attente autour du Joker est d'ailleurs souvent plus grande que pour Batman, icône bien plus statutaire». S'il avait carte blanche de la maison DC, Enrico Marini n'en a pas abusé. «Des scènes de baston oui. Des trucs plus osés, non». Et son contrat est très clair: tous les personnages créés appartiennent désormais à DC Comics. «Si DC reprend Alina ou Archie le clown, mon nain suicidaire, je me dirai que j'ai créé des personnages vraiment intéressants».

Proposer un nouveau projet à DC Comics? Encore faudrait-il qu'Enrico Marini trouve le temps nécessaire. Il doit attaquer le tome 12 du «Scorpion» qui sera son dernier avec Stephen Desberg. Ensuite, deux albums des «Aigles de Rome» l'attendent. Il en assure la création complète. À moins qu'il n'opte pour un polar en one-shot. Histoire de ne pas toujours se répéter.

«Batman - The Dark Prince
Charming T. 2/2».

Enrico Marini. Dargaud.

(Denis Berche/L'essentiel)

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