Et si ce n'était ni Juncker ni Blair?

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Et si ce n'était ni Juncker ni Blair?

Qui sera le premier président de l'Union européenne? Les noms en même temps que la rumeur circulent. Et dernièrement, c'est un Belge qui alimente les spéculations...

Le chef du gouvernement belge, Herman Van Rompuy, est considéré comme le champion du compromis.

Le chef du gouvernement belge, Herman Van Rompuy, est considéré comme le champion du compromis.

afp

Jean-Claude Juncker aurait trouvé un sérieux adversaire pour la présidence de l'Union européenne en la personne... du chef du gouvernement belge, Herman Van Rompuy. Celui-ci est très sollicité pour devenir le premier président de l'Union européenne et son nom fait l'objet d'un consensus, à la différence d'autres éventuels prétendants, ont indiqué lundi plusieurs diplomates européens.

"Il y a un consensus sur son nom, ce qui est rare à 27. Personne d'autre ne fait l'unanimité", a affirmé l'un de ces diplomates. "Personne ne s'oppose à lui et beaucoup lui demandent d'accepter", a ajouté un autre. "Aucun commentaire!", a cependant répondu le porte-parole du Premier ministre belge, interrogé à ce sujet, Dirk De Backer.

Vers "un 'deal' franco-allemand"?

Mais M. Van Rompuy, qui a eu 62 ans le 31 octobre, a fait l'objet de sollicitations très claires au cours du sommet des chefs d'État et de gouvernements de l'UE jeudi et vendredi, ont précisé les mêmes diplomates. Une partie de la presse belge est revenue lundi sur cette hypothèse.

Herman Van Rompuy "n'est pas candidat mais il est favori", écrit ainsi le quotidien flamand De Standaard. Il "pourrait être le candidat le plus acceptable dans un 'deal' franco-allemand", ajoute-t-il, en citant une analyse de son confrère britannique The Guardian.

"Herman van Rompuy for president!", titre pour sa part le quotidien populaire francophone La Dernière Heure, soulignant que ses deux homologues du Benelux, le Néerlandais Jan Peter Balkenende et le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker ne font pas, eux, l'unanimité.

Une apparente timidité

La Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, se sont publiquement opposés à la candidature de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, contribuant à l'incertitude actuelle sur le candidat de recours.

Mais, selon un diplomate, le Premier ministre belge est embarrassé, car il s'était donné pour mandat de déminer dans les mois à venir la querelle entre francophones et Flamands (néerlandophones) sur l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde, qui risque de mettre une fois de plus son pays au bord de l'implosion.

Ce chrétien-démocrate flamand, connu pour bien cacher son jeu derrière une apparente timidité, est considéré sur la scène belge comme un as du compromis.

lessentiel.lu avec AFP

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