Miss Lorraine: Et si la future Miss France était une frontalière?

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Miss LorraineEt si la future Miss France était une frontalière?

THIONVILLE/LUXEMBOURG – Sarah Aoutar, frontalière de 25 ans originaire de Thionville, fait partie des 16 candidates en lice pour Miss Lorraine. Portrait.

par
Thomas Holzer
La Thionvilloise Sarah Aoutar participe à Miss Lorraine, cette année.

La Thionvilloise Sarah Aoutar participe à Miss Lorraine, cette année.

Fortune sourit aux audacieux. À 25 ans, Sarah Aoutar n'a pas abandonné ses rêves de reine de beauté, et ce malgré une carrière professionnelle bien lancée au Luxembourg dans le secteur des fonds d'investissement. «J'admire les Miss depuis que je suis toute petite», confie-t-elle. Des années plus tard, la voilà en lice pour l'élection de Miss Lorraine le 8 octobre prochain.

Parmi les 16 candidates, son profil détonne. Première dauphine de Miss Prestige National 2016, la Thionvilloise ferait presque figure de vétérane au sein d'un concours où la plupart des jeunes femmes ont entre 18 et 23 ans. Une expérience qui pourrait rapidement se transformer en atout d'ici à l'élection, au vu des nombreux retours positifs qui ont suivi sa candidature. «Je me sens bien plus prête et bien plus mature qu'auparavant», glisse-t-elle.

Pleine d'humilité, Sarah a donc attendu le bon moment pour se présenter, même si sa participation s'est décidée «du jour au lendemain». Une fois le décollage amorcé, pas question d'avancer à reculons. Le titre de Miss Lorraine en ligne de mire, celui de Miss France dans un coin de la tête, la frontalière fait preuve de détermination et peut compter «sur le soutien de la famille, des amis et même des collègues». «Cela fait presque 25 ans que la Lorraine n'a pas remporté la couronne (NDLR: Sophie Thalmann, Miss France 1998). Il faut briser la malédiction».

«Libre, indépendante et ambitieuse»

Un discours à l'image des valeurs qu'elle souhaite véhiculer, celles «d'une jeune femme indépendante, libre et ambitieuse» très attachée à sa région natale. «Je travaille au Luxembourg, j'aime beaucoup ce pays, mais la Lorraine m'a vue grandir. La représenter serait une fierté». Fierté aussi de concilier les obligations liées au concours et à une vie professionnelle bien remplie, un défi synonyme «de dépassement de soi».

Et qu'importe si les concours de Miss souffrent d'une image rétrograde auprès d'une partie de l'opinion. Un procès injuste, selon Sarah Aoutar: «Tout ne se limite pas à la beauté et aux défilés. C'est aussi l'occasion de défendre de belles causes et de montrer ce qu'est la femme française en 2022». Le tout porté par «des jeunes filles de divers horizons». Et même du Luxembourg…

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