«Do it yourself» – Et si on faisait tout nous-mêmes?

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«Do it yourself»Et si on faisait tout nous-mêmes?

ESCH-SUR-ALZETTE - Coudre ses vêtements, brasser sa propre bière, fabriquer son savon... À la KuFa, samedi, il fallait vouloir se retrousser les manches pour le festival «Do it yourself».

Quand on apprend que les lasagnes au bœuf sont au cheval, on se dit que les cuisiner nous-mêmes reste la meilleure des solutions. À la KuFa, samedi après-midi, il n’y avait pas d’atelier lasagnes mais de la bière jusqu’au savon en passant par le tricot, on pouvait apprendre à tout faire soi-même dans le cadre du festival «Do it yourself», ou en français le «faire soi-même».

«La crise a changé la donne, essayons d’en sortir du mieux possible et de nous débrouiller», explique ainsi Norry Schneider, l’un des organisateurs de ce festival. Un festival qui surfe sur une tendance de société. Outils de bricolage, kits «à faire soi-même», livres, magazines, salons, sites Internet, émissions télé, formations et ateliers ont un succès croissant. La crise économique et ses conséquences sont une cause évidente de l’accélération de cette «mode» constatée depuis 2007.

Faire soi-même permet en effet de réaliser de nombreuses économies mais pas seulement... Écologique et économique, le «Do it yourself» est un acte d'«indépendance», qui se veut «une alternative à la société d'ultraconsommation», souligne Norry Schneider. «On est très/trop dépendant du pétrole, des importations, etc. La société a oublié comment faire les choses soi-même. Donc on consomme beaucoup. Le Luxembourg a la plus grande empreinte écologique au monde, si tout le monde faisait comme nous, il nous faudrait six planètes Terre. Alors au lieu de moraliser ou de faire peur, activons-nous».

«Ça donne envie de s’y mettre»

De 14 à 20h, il y avait plus de 40 ateliers tenus pas 40 personnes motivées pour partager leur savoir-faire. Denise, 30 ans, est l’une d’elles. Il y a six mois elle a appris à faire du savon toute seule. En voyant passer l’affiche du festival sur Facebook, elle a tout de suite décidé de partager son nouveau talent. «Beaucoup de gens sont intrigués par mon stand, c’est vrai que quand on pense à faire soi-même on ne pense pas forcément au savon», confie la jeune femme en nous tendant un savon maison au chocolat. «C’est important de moins consommer et de faire soi-même ses produits, mais une heure et demie ça ne suffit pas pour apprendre. Au moins j’aurai donné envie à quelques-uns», affirme la jeune femme.

Celia et Michel, couple d’une trentaine d’années, font partie des près de 400 personnes qui se sont déplacées pour l’événement. «On a traîné d’atelier en atelier, je n’ai pas vraiment appris à cultiver des graines ou à coudre mais j’ai posé des questions et ça donne envie de s’y mettre. Faut juste prendre le temps», confie Celia. Un point de vue partagé par Norry. «Ce festival est là pour donner le virus d’apprendre, donner l’impulsion».

(Fatima Rougi/L'essentiel Online)

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Au Luxembourg, partager, échanger ou encore vendre pour moins consommer est possible grâce à des groupes Facebook. C'est d'ailleurs beaucoup sur ces groupes que la communication autour du festival «Do it yourself» s'est faite. L'essentiel Online y avait consacré un article il y a quelques mois.

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