Au Luxembourg: Et si on travaillait un peu moins pour se sentir mieux?
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Au LuxembourgEt si on travaillait un peu moins pour se sentir mieux?

LUXEMBOURG – Une volée de nouvelles pétitions sont ouvertes aux signatures depuis ce vendredi matin. Celle visant à réduire le temps de travail démarre fort.

Travailler moins pour travailler mieux. C'est la requête d'une pétition publique ouverte aux signatures depuis ce vendredi matin. Le pétitionnaire, qui travaille dans la finance, propose de faire passer la durée d'une journée de travail normale de 8h à 7h et donc de réduire la semaine de 40h à 35h.

«Le Luxembourg fait partie des pays de l'UE avec la semaine de travail la plus longue», note le pétitionnaire Gauthier Vandewoestyne. Autour de nous, les Français ont une durée légale de temps de travail de 35 heures, les Belges de 38 heures, en règle générale, avec un maximum à 40 heures, comme en Allemagne. Italie, Autriche ou encore Espagne travaillent autant que nous, les Pays-Bas un peu moins (38h).

Partis politiques et chaudières à gaz

Pour notre pétitionnaire, travailler moins, ce serait travailler mieux car cela «permettrait une augmentation de la productivité horaire des salariés et un accroissement du sentiment de bien-être général». Le débat sur le temps de travail a déjà fait irruption dans le débat public et le gouvernement avait martelé qu'une réduction ne figurait pas au programme de la coalition. Le sujet devrait toutefois ressurgir d'ici les élections législatives de l'automne 2023. Le ministre socialiste du Travail Georges Engel a évoqué la possibilité et a demandé une étude sur la question. De quoi alimenter la prochaine campagne électorale.

Reste à savoir quelle forme et quelle ampleur pourrait prendre une éventuelle réduction du temps de travail. 32h avec une semaine de 4 jours? Une heure de moins chaque jour, comme le propose le pétitionnaire? En tout cas, son texte fonctionne bien et a déjà recueilli, en une matinée, plus de 250 signatures. Si la pétition arrive à 4 500 paraphes, elle fera l'objet d'un débat public.

En tout, 19 pétitions sont ouvertes aux signatures depuis ce vendredi et jusqu'au 28 juillet prochain. L'interdiction des partis politiques et des chaudières à gaz et au fioul est demandée, de même que la fin des bruits de voisinage les dimanches et jours fériés. D'autres textes réclament le remboursement des taxes sur les carburants, la prise en charge par l'État des frais de justice des citoyens ou encore l'extinction de l'éclairage public dans les zones les moins fréquentées.

(jw)

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