Habitat tendance – Et si vous habitiez dans une maison-serre?

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Habitat tendanceEt si vous habitiez dans une maison-serre?

Une maison-serre présente bien des avantages, notamment de passer des hivers au chaud ou de prendre le petit-déjeuner sous les palmiers.

Dans la maison de Marie Granmar et Charles Sacilotto, intérieur et extérieur se confondent. Une fois le seuil franchi, on se trouve, certes, dans le jardin, mais néanmoins toujours sous un toit. Il y a sept ans, la famille a transformé une résidence d'été dans les environs de Stockholm, en maison d'habitation, en la recouvrant d'une serre.

Avoir un toit au-dessus de son toit présente plusieurs avantages. Là où se trouvait autrefois la charpente, il y a désormais un grand toit-terrasse, l'endroit préféré de la famille. Les murs extérieurs en bois, auxquels le couple a redonné un coup de jeune, ont simplement été traités à l'huile de lin, puisqu'ils ne sont exposés ni à la pluie, ni au vent.

Le chauffage reste indispensable

Sous la toiture de verre, on supporte bien les longues journées des rigoureux hivers suédois. Auparavant, cela n'aurait été possible, à la rigueur, qu'avec un très bon système de chauffage. Car la maison à deux étages n'avait pas été conçue pour y habiter à l'année. Aujourd'hui, on peut apprécier 15°C sur son toit-terrasse, quand, à l'extérieur, les températures avoisinent les 0°C.

La famille doit tout de même chauffer. Par temps couvert, on observe quasiment la même température à l'intérieur qu'à l'extérieur. «Quand il fait -20°C dehors, il ne fait pas plus de -10°C à l'intérieur non plus», explique Marie Granmar, qui ne s'attend pas à ce que la maison les garde au chaud de manière autonome. D'après Charles Sacilotto, les coûts énergétiques sont toutefois faibles.

Vivre de manière écologique

La serre fait environ deux fois la taille de la maison, ce qui laisse de la place pour un grand jardin, dans lequel poussent des tomates, des concombres, du raisin et même des figues. Même si l'hiver se fait également sentir dans le jardin, la période de récolte y est prolongée de plusieurs mois.

Charles Sacilotto, qui est ingénieur, ne souhaitait pas uniquement une maison agréable à vivre pour toute la famille, mais voulait également démontrer qu'il était possible, même dans des pays au climat aussi rude qu'en Suède, de vivre de manière écologique et durable. À l'origine, le jardin était alimenté par les eaux usées qui provenaient directement de la maison.

Une idée pas si nouvelle que ça

Grâce aux toilettes sèches, la maison ne produisait plus non plus d'eaux usées, comme l'affirment les propriétaires dans une vidéo de 2015, le compost servant de fertilisant pour les plantes et le «jardin extérieur». Depuis qu'ils ont été contraints de raccorder la maison au tout-à-l'égout, l'ingénieux système de recyclage des eaux usées n'existe plus.

L'idée d'utiliser la lumière du soleil comme source d'énergie passive n'est pas nouvelle. Charles Sacilotto et Marie Granmar ont repris le concept de l'architecte Bengt Warne, qui avait déjà eu cette idée dans les années 1990. Sa maison-témoin se trouve également non loin de Stockholm.

(L'essentiel/Daniela Gschweng)

Gare à la chaleur l'été!

Le seul inconvénient quand on habite derrière des vitres, c'est qu'en été, la chaleur peut devenir insoutenable sous le dôme de verre. Il est donc indispensable d'avoir des portes coulissantes, des stores, des volets et un toit ouvrant. Garder les vitres propres n'est pas aussi laborieux qu'on pourrait le penser. Marie Granmar et Charles Sacilotto ne sortent le nettoyeur à vapeur qu'une fois par an pour le grand nettoyage des vitres.

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