Berchem: «Eviter que le moustique tigre ne s’installe au Luxembourg»

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Berchem«Éviter que le moustique tigre ne s’installe au Luxembourg»

LUXEMBOURG – Les experts s’attellent à ce que les moustiques tigres repérés au Luxembourg ne s’y installent pas.

par
Nicolas Martin
Des larves et œufs ont été repérés près de l'autoroute de Berchem.

Des larves et œufs ont été repérés près de l'autoroute de Berchem.

Les experts s’y attendaient un peu, mais le moustique tigre «Aedes albopictus» a été récemment repéré pour la première fois au Luxembourg, sur la commune de Rœser. «Nous en sommes à ce stade à moins d’une dizaine d’individus détectés, mais pas encore d’adulte, même si on sait qu’ils sont là car ils pondent», note l’entomologiste-vétérinaire Francis Schaffner qui travaille au nom de la Direction de la santé.

Des larves et œufs ont été repérés sur deux sites, au niveau d’un piégeage à un point d’entrée dans le pays, l’aire d’autoroute de Berchem, et à quelques centaines de mètres de là dans une bouche d’égout, gîte de ponte fréquent. «Nous avons renforcé la surveillance autour de ces sites pour mesurer l’ampleur de la présence de ce moustique (bouches d’égout, récipients contenant de l’eau de pluie)», précise l’expert. Une campagne d’éradication est à l’étude. Elle exige une autorisation pour l’usage d’un produit de la part du ministère de l’Environnement.

«Risque vectoriel quasi nul»

«Le Luxembourg est à la limite nord de la présence de ce moustique. On peut espérer ainsi le circonscrire, ralentir sa progression et éviter qu’il ne s’installe. La Belgique ou les Pays-Bas le font et ils n’ont à ce stade pas eu d’installation durable», note Francis Schaffner. Une campagne de prévention à destination du public devrait aussi être menée pour s’assurer qu’on évite les récipients d’eau stagnante aux alentours.

Quel risque pour la population? Pas de quoi paniquer. «Le risque vectoriel est à ce stade quasi nul», estime l’expert. Autrement dit, il y a très peu de chances que l’insecte transmette des maladies. Ce risque n’intervient que lorsque le moustique est installé, pique un voyageur porteur d’un virus et le transporte. «Cela se fait sur le long terme. Il s’est écoulé des années en France ou en Italie entre l’apparition du moustique et les premiers cas de transmission», précise Francis Schaffner.

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