Explosion au port de Beyrouth: le procureur général inculpé 

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Liban Explosion au port de Beyrouth: le procureur général inculpé 

Un juge a décidé d’inculper huit personnes pour «homicide, incendie criminel et sabotage», après l’explosion au port de Beyrouth qui avait fait plus de 200 morts en 2020.

L’énorme explosion du 4 août 2020 avait été provoquée par le stockage sans précaution de centaines de tonnes de nitrate d’ammonium dans un entrepôt au port de Beyrouth (photo du 8 août 2020). 

L’énorme explosion du 4 août 2020 avait été provoquée par le stockage sans précaution de centaines de tonnes de nitrate d’ammonium dans un entrepôt au port de Beyrouth (photo du 8 août 2020). 

AFP

Le juge chargé de l’enquête sur l’explosion au port de Beyrouth, en 2020, a inculpé le procureur général et trois autres magistrats notamment d’«homicide», une première dans l’histoire du Liban, a indiqué un responsable judiciaire mardi.

Le juge Tarek Bitar avait décidé, lundi, de reprendre son enquête sur cette explosion qui avait fait plus de 200 morts et 6 500 blessés, après une suspension de plus d’un an, malgré les énormes pressions politiques auxquelles il est soumis.

Huit nouvelles inculpations 

Il a décidé d’inculper huit nouvelles personnes, selon le responsable qui a requis l’anonymat. Parmi elles figurent le procureur général près la cour de Cassation, Ghassan Oueidate, et trois autres juges inculpés pour «homicide, incendie criminel et sabotage» notamment.

L’énorme explosion du 4 août 2020 avait été provoquée par le stockage sans précaution de centaines de tonnes de nitrate d’ammonium, dans un entrepôt au port. Elle a été imputée par une grande partie de la population à la corruption et la négligence de la classe dirigeante, accusée également par les familles des victimes et des ONG de torpiller l’enquête pour éviter des inculpations.

L'ancien Premier ministre poursuivi

Selon le responsable judiciaire, Ghassan Oueidate avait supervisé en 2019, une enquête des services de sécurité sur des fissures dans l’entrepôt où était gardé le nitrate d’ammonium, sans mesures de sécurité. Les noms de deux hauts responsables de la sécurité que le juge Bitar a inculpés avaient filtré lundi: le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, et le chef de la Sûreté d’État, Tony Saliba.

Au total, treize personnes sont poursuivies, dont cinq responsables que Tarek Bitar avait déjà inculpées par le passé, notamment l’ancien Premier ministre Hassan Diab et d’anciens ministres. 

(AFP)

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