Concurrence – Facebook risque de perdre ses gifs

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ConcurrenceFacebook risque de perdre ses gifs

Le gendarme britannique de la concurrence estime que le géant américain dispose d’un monopole avec Giphy, sa populaire bibliothèque d’images animées.

L’adresse rachetée pour quelque 400 millions de dollars occasionne des soucis à Mark Zuckerberg.

L’adresse rachetée pour quelque 400 millions de dollars occasionne des soucis à Mark Zuckerberg.

giphy/photomontage

La plateforme Giphy n’est pas la transaction la plus marquante de Facebook. L’adresse incontournable de mèmes et de réactions sous forme d’images animées gifs pourrait pourtant devenir la première victime d’un démantèlement du groupe de Mark Zuckerberg. Dans ses conclusions provisoires, l’autorité britannique de la concurrence estime que la mainmise de Facebook sur Giphy peut potentiellement priver d’accès les autres médias sociaux qui viennent s’en servir. Les services de Giphy s’intègrent actuellement à des applications comme Twitter, Snapchat, iMessage (Apple) et Slack, alors que Zoom s’en était récemment séparé pour des raisons de sécurité.

Facebook a rejeté ces accusations, indiquant vouloir travailler avec l’autorité britannique «pour répondre à l’idée fausse selon laquelle l’opération nuit à la concurrence». Lors de l’acquisition de Giphy, Facebook a promis d’accorder aux tiers le même degré d’accès au contenu de Giphy qu’auparavant. Mais le gendarme britannique s’est mis sur l’affaire à peine un mois plus tard. C’est l’abandon de l’activité publicitaire de Giphy au Royaume-Uni qui est au centre du conflit. L’autorité britannique estime que la mesure a privé les marques d’un nouveau canal de promotion et d’avoir empêché de fait la constitution d’un concurrent direct de Facebook sur le marché de la publicité.

Alors que la décision finale est attendue pour le 6 octobre prochain, le gendarme britannique semble en tout cas bien décidé. «Une cession complète de Giphy représenterait un remède complet et efficace, a-t-il indiqué dans un document. À ce stade, nous n’avons identifié aucune cession de moindre envergure qui serait aussi efficace.» Facebook fait l’objet de nombreuses procédures pour abus de position dominante, en Europe comme aux États-Unis avec le risque de voir une partie de ses activités démantelées.

(L'essentiel/laf)

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