Mécénat culturel – Faire un don, c'est alléger sa feuille d'impôts

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Mécénat culturelFaire un don, c'est alléger sa feuille d'impôts

LUXEMBOURG – La culture reste le parent pauvre du mécénat au Grand-Duché. Pourtant, donner peut rapporter.

Pour Jo Kox, président du Fonds culturel national, le don dans le domaine de la culture est une démarche personnelle.

Pour Jo Kox, président du Fonds culturel national, le don dans le domaine de la culture est une démarche personnelle.

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C'est un paradoxe. Alors qu'il pèse pour presque un quart (22%) des 8 491 associations et fondations présentes dans le pays, loin devant le sport (16%) et les loisirs (12%), le domaine culturel capte à peine 6% des dons annuels effectués au Luxembourg. Un score qui le situe en toute fin de peloton, à des années-lumière des catégories «aide au développement» (37%), «sauvetage» et «nature et protection de l'environnement» (23% chacune), les plus prisées des donateurs.

«Le don est un geste personnel, déclenché par le fait d'être sensibilisé à une cause. Et dans la culture, on se rend compte qu'il faut sans cesse convaincre», résume Jo Cox, président du Fonds culturel national (Focuna), qui au côté de la ministre Maggy Nagel a présenté jeudi un guide pratique du mécénat culturel. Le livret recense les multiples enjeux du mécénat ainsi que les avantages fiscaux associés, notamment pour les particuliers. «Si quelqu'un ayant des revenus de 50 000 euros effectue un don de 150 euros, il déclarera la somme 49 850 euros auprès des impôts», illustre Jo Cox. Les dons sont autorisés à hauteur de 20% du montant total des revenus, dans la limite d'un million d'euros.

Le Focuna dispose d'un budget de fonctionnement de 600 000 euros abondé par l'œuvre nationale de secours Grande-Duchesse Charlotte. Le volume financier constitué par le mécénat d'entreprise et privé n'est pas connu, pas davantage que les entreprises les plus actives. Une étude en ce sens devrait avoir lieu dans les deux prochaines années.

Pierre Théobald

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