Automobile: Faurecia va fermer son usine en Alsace, 137 emplois menacés

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PULVERSHEIM – L'équipementier automobile Faurecia va fermer son usine de sièges de Pulversheim dans le Haut-Rhin, qui emploie 137 salariés, a-t-on appris jeudi de source syndicale.

A photo taken on December 11, 2008 in Saint-Georges-des-Groseillers, near Flers, western France, showing the biggest production plant in France of French auto components multinational Faurecia. Faurecia holds a central works council in Nanterre on December 11, to decide on the future of the Europe's second-biggest car components manufacturer, which employs 1,650 persons. AFP PHOTO MYCHELE DANIAU (Photo by MYCHELE DANIAU / AFP)
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AFP/Illustration

L'équipementier automobile Faurecia va fermer son usine de sièges de Pulversheim dans le Haut-Rhin, qui emploie 137 salariés, a-t-on appris jeudi de source syndicale. Le projet de fermeture a été annoncé lors d'une réunion extraordinaire du comité social et économique (CSE) du site, qui s'est terminée mercredi soir. Un projet «que l'entreprise veut rendre effectif au plus tard le 8 novembre prochain», a expliqué Olivier Delacourt, secrétaire général de la CFDT Métallurgie Alsace, principal syndicat de l'usine.

Le site de Pulversheim emploie 137 salariés permanents, qui vont perdre leur poste, ainsi que 35 intérimaires, a précisé M. Delacourt. Les sièges automobiles qui y sont fabriqués fournissent le site voisin de Stellantis à Mulhouse: la production va être déplacée dans la nouvelle usine Faurecia près de Montbéliard dans le Doubs, a ajouté M. Delacourt.

«Des reclassements seront proposés»

Ce nouveau site, dont la construction est bientôt terminée, regroupera les productions de sièges de Faurecia dans l'est de la France, incluant celles pour l'usine Stellantis de Sochaux. «Des reclassements seront proposés là-bas, comme d'ailleurs dans toute la France», a déclaré le responsable syndical, qui «doute» cependant que les salariés acceptent «de faire 150 km aller-retour chaque jour, au prix de l'essence et aux conditions proposées».

«On va essayer aussi d'obtenir des reclassements chez Stellantis Mulhouse», a-t-il ajouté. La direction de Faurecia a invoqué des «problèmes de compétitivité» pour justifier la fermeture de Pulversheim, a rapporté M. Delacourt, «un faux motif» selon lui. Sollicitée par l'AFP jeudi matin, la direction de Faurecia n’avait pas réagi en fin de matinée.

(AFP)

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