Covid-19 – Faut-il alléger les mesures malgré les records de cas?
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Covid-19Faut-il alléger les mesures malgré les records de cas?

LUXEMBOURG - Le Grand-Duché a recensé des records de taux d'incidence, la semaine passée. Mais la moindre sévérité d'Omicron incite d'autres pays à lever les restrictions.

Les taux d'incidence sont particulièrement élevés au Luxembourg.

Les taux d'incidence sont particulièrement élevés au Luxembourg.

Vincent Lescaut

La vague Omicron déferle sur le Luxembourg et elle est particulièrement intense. Alors que le nombre de contaminations atteint des records, la dernière rétrospective de la semaine fournie jeudi par le ministère de la Santé compile des taux d’incidence jamais enregistrés depuis le début de la pandémie.

2 807 de taux d'incidence pour les non-vaccinés

Plus inquiétant, les personnes non vaccinées sont à 2 807. Rappelons qu'elles sont les plus à risque de développer une forme grave, comme le montrent les chiffres: la semaine dernière, quatorze patients en soins intensifs sur 19 n'avaient pas de schéma vaccinal complet, alors qu'ils ne représentent plus qu'un quart de la population vaccinable (5 ans et plus).

Le pic d'Omicron est-il passé?

Le Luxembourg n'en demeure pas moins vigilant, alors que la Grande-Bretagne a décidé de lever la plupart des restrictions et que la France se prépare à des allègements dans les semaines à venir. Interrogé mercredi sur l'obligation vaccinale et le futur de la pandémie à la sortie de la Chambre des députés, le Premier ministre Xavier Bettel se voulait prudent: «La situation peut dégénérer du jour au lendemain à l'hôpital [...] Si la moindre virulence d'Omicron se confirme, tant mieux, mais je ne sais pas ce qui se passera demain».

L'hypothèse de l'émergence d'un variant plus sévère dans les mois à venir n'est ainsi pas écartée par les scientifiques. Quant à la vague Omicron, difficile d'établir avec certitude quand elle aura atteint son pic au Luxembourg. L'analyse des eaux usées la semaine passée montrait «une prévalence toujours très élevée du SARS-CoV-2. Le niveau actuel est très similaire à celui observé en octobre 2020, qui était jusqu'à présent le niveau le plus élevé mesuré sur l'ensemble de la période analysée», note le LIST (Luxembourg Institute of Science and Technology) dans son dernier rapport.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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