Agression sexuelle – «Fermer les portes de l'école aux parents ne suffit pas»

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Agression sexuelle«Fermer les portes de l'école aux parents ne suffit pas»

HESPERANGE - Depuis lundi, les parents ne peuvent plus entrer dans les écoles de la commune de Hesperange.

Les parents sont inquiets suite à l'agression sexuelle subie par une élève à l'école.

Les parents sont inquiets suite à l'agression sexuelle subie par une élève à l'école.

Deux semaines après l’agression sexuelle sur une élève, l'atmosphère était encore lourde mercredi à la sortie de l’école fondamentale de Hesperange. Et les parents peu loquaces sur les nouvelles mesures de sécurité. Car depuis ce lundi, les écoles et maisons relais de la commune (Hesperange, Howald, Itzig, Alzingen, Fentange) gardent les portes fermées en permanence. Les enseignants accueillent les élèves, même petits, à l’extérieur.

«La mesure en soi est une bonne mesure. Ce n’est pas évident de lâcher son enfant, en précoce, à la porte. Mais pour le bien commun, je préfère plus de sécurité et que mon enfant pleure cinq minutes. Après, tout va bien. C’est un mal nécessaire», jugeait Stéphane, un papa. «Il connait bien sa maîtresse, alors ça se passe très bien», ajoutait une accompagnatrice.

«On est pas dans une bulle à Luxembourg»

La configuration des bâtiments rend l'accueil plus ou moins aisé. «Le plus compliqué, ce sont les parents avec des petits. Cela brise le cœur, mais avec ce que nous avons vécu, il faut réagir», insiste le bourgmestre, Marc Lies qui souligne que l’équipe pédagogique conserve une certaine flexibilité dans la manière d’organiser l’accueil.

«La confiance est rompue»

Anne-Sophie, une autre maman abondait, confiant avoir déjà «déploré, avant l'agression, un manque de surveillance et de vigilance et fait un signalement. La confiance est rompue», assurait-elle, réclamant «des caméras de surveillance à tous les accès, voire des QR Code».

De son côté, le ministère de l'Éducation nationale rappelait que «l'accès aux infrastructures scolaires dépend de chaque commune et que les modalités de sécurité varient selon les situations locales. Il n’y a pas de réglementation nationale prévue» pour étendre les mesures prises à Hesperange indiquait le ministère.

(Nicolas Martin/L'essentiel)

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