Aide à la Grèce – Feu vert du Parlement luxembourgeois

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Aide à la GrèceFeu vert du Parlement luxembourgeois

LUXEMBOURG - Les députés luxembourgeois ont donné jeudi leur feu vert à l'accord européen de sauvetage de la Grèce mis au point le 21 juillet pour les pays de la zone euro.

Réunie en session extraordinaire, les 59 députés luxembourgeois ont approuvé à une large majorité, 54 voix pour et cinq contre, la garantie de l'Etat luxembourgeois au sein du FESF, qui sera portée de 1,15 à deux milliards d'euros. Le 21 juillet, les dirigeants de la zone euro avaient décidé d'élargir les compétences de la Facilité européenne de stabilité financière (FESF), le fonds de secours de la zone euro doté de 440 milliards d'euros.

Le Luxembourg est le troisième pays européen, après la France et la Belgique, à approuver ce plan. "Il ne s'agit pas d'un projet de loi que l'on peut adopter de gaîté de coeur, mais c'est nécessaire", a expliqué Luc Frieden, le ministre des Finances devant les députés, les appelant à faire preuve de solidarité envers les pays fortement endettés et notamment la Grèce. "L'aide ne doit pas être refusée, mais les Etats doivent faire des efforts pour réduire leur endettement" a ajouté le ministre.

Parmi les députés, un large consensus, à droite comme à gauche, s'est dégagé sur la nécessité d'approuver les décisions prises au niveau européen le 21 juillet dernier. Seuls les députés d'opposition de la droite populiste (parti ADR) ont voté contre le projet de loi. Pendant les débats en commission parlementaire au mois d'août, le gouvernement dirigé par Jean-Claude Juncker, par ailleurs chef de file de la zone euro, avait assuré que l'augmentation de la garantie apportée au FESF resterait neutre du point de vue budgétaire. Le projet de loi devrait être adopté définitivement au cours des prochains jours et ne requerra pas une seconde lecture à la Chambre des députés, le Conseil d'Etat, qui est la seconde chambre, ayant approuvé le projet de loi le 7 septembre dernier, devrait accorder cette semaine la dispense du second vote constitutionnel.

(L'essentiel Online/AFP)

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