Cyclisme - dopage – «Fier de lui», Johan Bruyneel revient sur son parcours

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Cyclisme - dopage«Fier de lui», Johan Bruyneel revient sur son parcours

L’ancien cycliste puis directeur sportif de Lance Armstrong a évoqué le dopage, sa relation avec l’ancien champion, ainsi que les conséquences de leur chute.

«J’étais l’exemple de quelqu’un qui était au sommet et qui est soudain tombé au plus bas à une allure vertigineuse». Dans une vidéo sobre et intimiste publiée lundi, Johan Bruyneel est revenu sur son parcours d’ancien cycliste, puis de directeur sportif. Le Belge, vainqueur d’une étape sur le Tour de France, a surtout connu la gloire lorsqu’il dirigeait Lance Armstrong, avant de tomber en disgrâce avec le champion texan.

Assis sur une chaise, l’ancien mentor d’Armstrong est calmement revenu sur son parcours, s’exprimant en flamand, sa langue maternelle. «Si je regrette le dopage? C’est une question très difficile». Aujourd’hui, Bruyneel reste sur une ligne de défense consistant à affirmer que le dopage «était inévitable et l’est sans doute encore». Davantage que la triche, le grand regret du Belge «vient de notre arrogance et de notre comportement». Lui-même et son coureur vedette, lorsqu’ils écrasaient la concurrence, étaient souvent critiqués pour leurs propos méprisants, notamment envers ceux qui les accusaient de dopage

«Le rapport a coûté mon mariage»

«Armstrong a été qualifié d’arrogant, de distant, narcissique. Ce n’est pas si évident», défend-il, n’hésitant pas à le qualifier «d’homme bon». «Il était là quand j’avais besoin», affirme-t-il, avant d’affirmer que les épreuves qu’ils ont affrontées ont renforcé leurs liens. Le septuple vainqueur du Tour de France (de 1999 à 2005) a été déchu de ses titres après une longue enquête de l’Agence américaine antidopage (USADA).

La chute a été lourde de conséquence, à en croire l’ancien directeur sportif de l’US Postal. «Le rapport a coûté mon mariage», affirme aujourd’hui Johan Bruyneel. Il parle aussi d’une «leçon de vie» et estime être devenu «une autre personne». Pendant ces dernières années, il a bénéficié d’une «aide médicale, aussi bien psychologique que physique». Pour autant, l’intéressé ne voit pas les choses en noir: «Quand j’y repense, à qui je suis et où j’en suis, je suis fier de moi».

(jg/L'essentiel)

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