Football - Ligue 1 – Fin de saison «à risques» à Saint-Symphorien?
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Football - Ligue 1Fin de saison «à risques» à Saint-Symphorien?

Le directeur de la sécurité du FC Metz, Jean-François Girard, fait le point sur la situation du club après les récents incidents à Lille.

Le directeur de la sécurité du FC Metz confiant pour la fin de saison.

Le directeur de la sécurité du FC Metz confiant pour la fin de saison.

AFP

«L'essentiel»: Avez-vous été surpris par les incidents à Lille, le week-end dernier?

Jean-François Girard: Oui car je connais bien les collègues de Lille. C’était un modèle quasi parfait. Ça montre qu’on n’est jamais à l’abri d’un souci.

Le FC Metz se dirige vers la L2, vous attendez-vous à une fin de saison «à risques» à Saint-Symphorien?

C'est difficile à dire, même si c’est certain que quand le sportif n’est pas bon, il y a des tensions supplémentaires. Toutefois, il y a une dizaine d’années, je pense qu’on aurait pu avoir plus de craintes. Depuis, des choses ont été mises en place.

De quels types?

Aujourd’hui, les pouvoirs publics ont mis en place un dispositif répressif. Ensuite, il y a le volet pédagogique. Nous avons une réunion une fois par mois avec les groupes de supporters. Ils sont très bien informés de la législation, de ce que des incidents pourraient leur coûter et coûter au club.

La Horda Frénétik pourra-t-elle un jour revenir en tribune Est Basse?

Il n’y a pas de remise en question du replacement de la Horda en Est Haute car la décision a été collégiale entre le club, les pouvoirs publics et le groupe de supporters. Après les incidents de Lyon, il y avait deux solutions: les monter et installer un filet anti-projectiles. Le club a été lourdement sanctionné et ne peut pas être otage de quelques pseudo-supporters

À combien s'élève le budget sécurité du FC Metz?

Les moyens de la sécurité coûtent environ un million d’euros par saison. L’investissement dans le système de vidéosurveillance (une trentaine de caméras) a été de l’ordre de 700 000 euros et coûte chaque saison 20 000 euros en maintenance. Pour les matchs jugés à risques, il y a 250-300 stadiers, 150 policiers, une dizaine de pompiers, deux médecins réanimateurs et une vingtaine de secouristes.

(Propos recueillis par Philippe Di Filippo/L'essentiel)

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