ArcelorMittal – Florange fait un pas de plus vers «l'acier propre»
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ArcelorMittalFlorange fait un pas de plus vers «l'acier propre»

FLORANGE - Le ministre de l'Industrie français, Éric Besson, a annoncé ce mercredi avoir signé un permis de captage-stockage de CO2 sur le site d'ArcelorMittal de Florange.

Interrogé sur la radio France Info sur l'avenir de ce site, dont le haut-fourneau a été mis temporairement à l'arrêt par le géant européen de l'acier, M. Besson n'a pas voulu trop s'avancer. «Je peux garantir que la direction assure qu'elle fait ce qu'elle avait dit, c'est-à-dire qu'elle engage des dizaines de millions d'euros pour la maintenance du site pour le relancer dès qu'elle le pourra», a-t-il déclaré. «M. Mittal lui-même me l'a confirmé», a ajouté le ministre.

Éric Besson s'est montré plus loquace sur la possibilité d'installer sur le site de Florange un ambitieux projet-pilote européen de captage-stockage de gaz carbonique, Ulcos. «J'ai signé il y a quelques jours le permis d'exploration. Donc, c'est une bonne nouvelle», a déclaré M. Besson. Désormais «nous demandons l'aide de l'Europe sur ce projet», a-t-il ajouté, assurant de nouveau que le gouvernement français était prêt à débloquer 150 millions d'euros sur les 600 millions que coûterait le projet.

L'implantation d'Ulcos en Lorraine est remise en question après l'arrêt (temporaire, selon la direction d'ArcelorMittal) du deuxième haut-fourneau du site de Florange, le dernier encore en activité en Lorraine. L'installation d'Ulcos devait permettre de capter et de stocker le gaz carbonique produit par ces installations industrielles.

Ulcos

Ulcos («Ultra Low carbon dioxide (CO2) Steelmaking») est un consortium de 48 entreprises et organisations de 15 pays européens coopérant pour réduire de manière drastique les émissions de dioxyde de carbone liées à la production d'acier. Ce consortium regroupe les principales entreprises sidérurgiques de l'Union européenne, dont ArcelorMittal, ainsi que des partenaires du secteur de l'énergie et de l'ingénierie, dont Total et EdF, des instituts de recherche et des universités.

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