Carnet noir: Gal Costa n'est plus: le Brésil perd une des ses plus grandes voix

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Carnet noirGal Costa n'est plus: le Brésil perd une des ses plus grandes voix

La chanteuse Gal Costa, légende de la musique brésilienne à la voix cristalline et muse du tropicalisme, est décédée mercredi, à l'âge de 77 ans.

«Gal Costa est morte ce matin, chez elle, à São Paulo», peut-on lire dans un communiqué envoyé par son service de presse, qui n'a pas précisé les causes du décès. Une veillée funèbre est prévue vendredi, à l'Assemblée législative de l'État de São Paulo, et sera ouverte au public, mais seuls les proches de Gal Costa assisteront à son inhumation. Gal Costa avait dû annuler le week-end dernier un concert au festival Primavera Sound, à São Paulo, après avoir subi en septembre l'ablation d'un nodule de la fosse nasale. Elle avait un fils adoptif de 17 ans.

Née à Salvador de Bahia, elle était l'une des figures de proue du tropicalisme, à la fin des années 60, avec d'autres chanteurs mythiques comme Gilberto Gil ou Caetano Veloso. Avec son timbre de voix doux et montant très haut dans les aigus, elle est devenue la muse de ce mouvement qui a révolutionné la musique brésilienne, en mélangeant rythmes traditionnels et influences du rock et de la pop britannique ou américaine.

Gilberto Gil «attristé»

«Je suis très touché et attristé par le décès de ma sœur Gal Costa», a tweeté Gilberto Gil, 80 ans. «Quel silence, quel vide dans la musique brésilienne», a dit pour sa part Marisa Monte, chanteuse brésilienne de 55 ans qui s'est toujours beaucoup inspirée du style de l’interprète de succès comme «Baby» ou «Chuva de Prata».

«Gal Costa a été l'une des plus grandes chanteuses du monde, une des principales artistes qui a porté le nom et le son du Brésil dans le monde entier (...) Notre pays perd une de ses grandes voix», a réagi pour sa part le président élu Luiz Inacio Lula da Silva sur Instagram.

Hommage du Portugal

La voix inimitable de Gal Costa a enchanté les amateurs de musique bien au-delà des frontières du Brésil. Elle avait des concerts prévus à Londres et à Lisbonne, ces prochaines semaines. Le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa a rendu hommage dans un communiqué à «l'une des carrières les plus riches et variées de la musique populaire brésilienne».

Sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, les passants étaient choqués. «C'était une artiste très importante, non seulement pour moi, mais pour tout le Brésil et le monde entier. C'est une perte irréparable, ça m'a vraiment surprise, elle était en pleine tournée», a dit à l'AFP-TV Rose Marie Farias, enseignante de 52 ans.

(AFP)

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