Gandrange : les salariés maintiennent la pression

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Gandrange : les salariés maintiennent la pression

En assemblée générale jeudi après-midi, les 1108 salariés d'ArcelorMittal ont réaffirmé leur volonté de se battre. Ils présenteront un contre-projet.

Salariés, élus des alentours, ils étaient plus d'un millier de personnes jeudi après-midi pour faire le point sur l'avenir du site de Gandrange. Au coeur des débats: la réalisation d'un contre-projet industriel et social. Pour refuserla suppression de six cents emplois d'ici à 2009.

Préparé par les syndicats, "il proposera des solutions alternatives crédibles et chiffrées au plan de réorganisation annoncé par la direction", a indiqué Pierre Sutter, de la CFE/CGC.

«Le début d’une longue bagarre

«On reste mobilisés, on doit faire plier la direction, on ne peut pas faire autrement, lance décidé Patrick Auzanneau, représentant CFDT. C’est juste le début d’une longue bagarre». Mais l’intersyndicale a appelé les grévistes à garder le calme et surtout à éviter tout sabotage.

En effet, lors de la première journée de grève, des employés s'en étaient pris au matériel. «Il ne faut pas tomber dans cette logique, sinon nous risquons d’accélérer la fermeture des secteurs concernés», a rappelé Patrick Auzanneau.

Probable reprise du travail dans l’amertume

Des employés d’autres sites du groupes, ceux de Florange, Schifflange et Luxembourg, ont fait eux aussi le déplacement pour exprimer leur inquiétude. «Comment les usines du Luxembourg pourront accueillir deux cents employés de Gandrange alors que 186 personnes attendent toujours un reclassement du plan 2004?», s’interroge un salarié luxembourgeois.

Si aucune consigne n’a été donnée sur la poursuite de la grève, la plupart des salariés souhaitait la reconduire à l’issue de la réunion. "Certains secteurs pourraient reprendre le travail vendredi matin, mais dans l’amertume», souligne le syndicaliste.

Après plus de deux heures de discussions, les grévistes et les élus ont fixé leur prochain rendez-vous : le 24 janvier prochain à Luxembourg devant le siège d’Arcelor-Mittal.

C.E.

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