Gandrange: onde de choc pour la Grande Région

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Gandrange: onde de choc pour la Grande Région

GANDRANGE - D'ici avril 2009, 595 emplois vont disparaître sur le site d'ArcelorMittal. Ce qui implique une réorganisation en Lorraine et au Luxembourg.

La direction d'ArcelorMittal a annoncé 595 suppressions de postes sur l'aciérie de Gandrange d'ici avril 2009. À cette date, l’aciérie électrique et le train à billettes auront cessé de fonctionner.

Le laminoir et le centre de recherches seraient conservés. Les 1 108 salariés du site s'attendaient à cette annonce mais les réactions étaient amères. En grève depuis mardi soir, les salariés ont séquestré leur directeur pendant plusieurs heures.

Le groupe sidérurgiste a assuré qu'aucun licenciement n'aurait lieu. Outre les départs à la retraite, les salariés seraient reclassés dans l'unité voisine de Florange ou au Luxembourg, à Rodange et Schifflange. «Nous avons 400 emplois disponibles dans des usines du bassin d’emplois lorrain et luxembourgeois», a assuré le directeur général d'ArcelorMittal France.

Mais les conséquences de la fermeture ne se limitent pas au reclassement des salariés. Le four de Gandrange alimente les autres installations du site et l'usine de Schifflange au Luxembourg. ArcelorMittal a indiqué que l'usine luxembourgeoise serait alimentée par Rodange mais aussi Hambourg au nord de l'Allemagne. Quant à Gandrange, elle dépendra de Duisburg, dans la Ruhr.

Une aberration pour les syndicats qui craignent pour l'avenir du site à moyen terme. Une manifestation est prévue devant le siège d'ArcelorMittal le 24 janvier. Pour les conséquences sur la sidérurgie luxembourgeoise, une réunion a lieu aujourd'hui à Schifflange.

Linda Cortey

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