L'été au Luxembourg – Garder votre animal, c'est devenu leur métier

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L'été au LuxembourgGarder votre animal, c'est devenu leur métier

LUXEMBOURG - Florence et Nancy ont quitté une carrière dans les médias et l’administratif pour se lancer dans la garde d’animaux. Une offre précieuse quand sonne l’heure des vacances d’été.

Le choix d’une reconversion professionnelle est souvent très personnel. Il repose néanmoins sur un socle commun chez ceux qui franchissent le pas. Avec l’envie d’indépendance, Florence Tholl et Nancy Majerus ont donné vie à leur rêve de nature et leur passion pour les animaux. Toutes deux ont quitté des carrières dans un tout autre domaine pour lancer, en 2014, leur business dans la garde d’animaux de compagnie.

Chez Florence, à Soleuvre, la propriété familiale a subi quelques travaux et le garage a été transformé en hôtel pour chats. Et uniquement pour chats. Florence, qui développe l’activité avec son mari Roland, peut en accueillir dix, en plus des cinq chats de la famille. L’été qui commence est le deuxième de l’activité et la pension «Cat's Inn» affiche déjà complet «depuis mi-juin et jusqu’à début septembre». L’an dernier déjà, Florence avait dû refuser plusieurs demandes.

Même vos rongeurs ou tortues

Nancy Majerus, elle, a ouvert son activité «Happy animal» à Hunsdorf, au nord de Luxembourg-Ville. «C’est juste moi, chez moi», explique la jeune femme pour qui il est important de préciser que les animaux gardés ne le sont pas «dans des cages». On est loin ici du chenil ou de la pension vieillissante, où les niches sont étroites, sales, et l’affection au placard. Beaucoup de professionnels veulent aujourd’hui tordre le coup à la mauvaise image dont peut souffrir le secteur d’activité.

Nancy peut garder dix chiens, cinq chats mais aussi vos rongeurs, lapins ou tortues, «mais il n’y en a pas beaucoup au Luxembourg». Et pour elle, même chose, «au mois d’août, j’affiche déjà complet». La jeune femme a sauté le pas en 2014, après quelques mois nécessaires pour obtenir toutes les autorisations administratives et vétérinaires.

«On ne devient pas riche»

Mais quand on a connu une carrière de salarié(e), comment vit-on d’une activité plutôt saisonnière? «On ne devient pas riche, mais on peut survivre», répond Nancy Majerus. Comme beaucoup d’établissements spécialisés, Florence et Nancy proposent des formules à la carte et les animaux passent un jour, un week-end ou plusieurs mois chez elles. Pendant les vacances scolaires évidemment, mais aussi en cas d’hospitalisation. «Je vais garder un chat pendant trois mois, car ses propriétaires débutent des travaux dans leur maison», glisse encore Florence Tholl, à Soleuvre.

En moyenne, la garde d’un chat coûte une dizaine d’euros par jour. Pour un chien, comptez 25 euros chez «Happy animal». De nombreuses formules existent et le Luxembourg compte par ailleurs de nombreuses autres structures dédiées. Jeunes actifs, retraités, cadres, il n’y a pas de profil type du maître qui confie son animal. Et ils viennent du Grand-Duché autant que de la Grande Région pour lui assurer de profiter de la vie au moins autant que les maîtres partis randonner ou buller en bord de mer.

(Nicolas Chauty/L'essentiel)

Déjà il y a 15 ans

Daniel Wirth est propriétaire de l'hôtel pour chiens «Zare-Schlass», à Koerich, qui existe depuis 1983. Une grosse structure, qui dispose d'une trentaine de chenils et dispense même des cours de dressage. Des petits compagnons, son établissement en reçoit «principalement en vacances scolaires, avec des familles, mais aussi hors-saison». Professionnel du secteur depuis longtemps, lui confie qu'il n'y a pas plus d'animaux gardés aujourd'hui «qu'il y a quinze ans».

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