Christophe Willem – «Gay ou hétéro? Je ne veux pas trancher»

Publié

Christophe Willem«Gay ou hétéro? Je ne veux pas trancher»

Pour la sortie de son nouvel album «Prismophonic», Christophe Willem s'est confié sans détour.

L’un des morceaux de votre nouvel album s’intitule «L’Amour me gagne». Est-ce aussi le cas dans votre vie?

Non, je suis célibataire (rires) . C’est très compliqué d’avoir le temps pour une relation. D’autant plus que quand je suis en phase de création je suis en retrait. Encore plus durant le lancement d’un album. On vit ce métier tout le temps, c’est comme une relation avec quelqu’un. Je suis quelqu'un de très passionné. Je ne sais pas vivre des choses à moitié. Donc les flirts, ce n’est pas du tout mon truc. Je n’ai pas le temps pour ça. Moi je m’engage dans des histoires solides et durables. Je préfère donc être seul que mal accompagné ou mal accompagner quelqu’un.

Que pensez vous des spéculations dans la presse sur votre orientation sexuelle ?

Quand, lors d’une interview, le journaliste veut d’emblée savoir si je couche avec des filles ou des garçons, je me dis que c’est quand même limité comme question. En fait, je me fous vraiment de savoir qui couche avec qui. Dans mon métier, je ne cherche pas avoir de nouveaux amis car j’en ai déjà. Bien-sûr, j’ai créé des liens forts avec Zaho, qui a travaillé sur mon album et je continue à voir souvent Zazie.

Après je peux comprendre que les gens se posent des questions sur moi. J’ai une voix très androgyne. J’assume pleinement cette féminité là, ça ne me dérange pas du tout. Si je ne me définis pas en tant que gay ou hétéro c’est parce que je ne veux pas trancher. Je ne veux pas être le porte-parole d’une communauté. Ce n’est pas mon truc. En fait, je suis universel, comme ma musique!

Comment vivez-vous votre notoriété depuis votre victoire à «Nouvelle Star» en 2006?

Au début, c’était compliqué parce qu’il m’a fallu réapprendre à vivre d’une autre manière. Au fur et à mesure qu’on avance, ça va mieux. J’en ai parlé avec d’autres artistes comme Jenifer. On a constaté que plus on essaie de modifier notre manière de vivre, plus on attire l’attention. J’essaie donc de faire les choses très naturellement.

Vos liens avec vos amis ont-ils changé?

Il y a deux catégories d’amis. On pense souvent que lorsqu’on devient célèbre, on change de personnalité. Mais en fait, pas du tout. C’est le regard des gens qui change. J’ai cinq ou six amis proches qui n’ont pas changé. Ils ont compris que mon métier ne me permet plus de faire les mêmes choses qu’avant. Je ne suis plus autant disponible désormais. Au début, certains amis pensaient que me je me la racontais, que j’avais changé. Ils ne comprenaient pas que c’était mon métier qui me demandait une certaine rigueur. Mais ceux qui me connaissent bien me voient pareil et ceux qui n’ont pas envie de vous voir inchangé, aiment à dire que je suis différent.

Regrettez-vous votre ancienne vie?

Je regrette juste une certaine authenticité avec les gens. Par exemple, j’ai enregistré cet album à Londres où je ne suis pas connu. J’allais en studio en métro et non en taxi. J’ai adoré. Les gens qui me parlaient le faisaient parce qu’ils pensaient peut-être que j’avais l’air cool et non parce que je suis Christophe Willem. Il y avait un retour à la normalité très agréable.

Que retenez-vous de votre expérience en tant que juré dans «X Factor»?

J’ai adoré! Je sais qu’il y a plein de gens qui ont critiqué l’émission, qu’elle n’a pas eu de succès. Mais moi je suis toujours très direct, je me fous de l’audimat. J’étais juste juré dans l’émission. J’y ai participé à 200%. J’avais envie d’aider les candidats. Je ne faisais pas que les juger. En plus, j’étais aux premières loges quand Beyoncé ou Lady Gaga sont venues. Je n’étais donc pas trop mal loti! J’ai aussi gardé des contacts avec Maryvette et certains membres du jury.

Quel lien entretenez-vous avec vos fans?

Je suis très présent sur Twitter. Il m’arrive de tweeter par rafales et là je réponds aux questions que mes fans me posent. C’est vraiment agréable parce que c’est un lien direct avec le public. Cela permet d’avoir un vrai retour. Le revers de la médaille c’est qu’il y a aussi des gens qui vous critiquent en direct et qui, sous couvert d’anonymat, vous lynchent.(rires)

Vous êtes à présent un chanteur français reconnu. Vos albums et vos tournées cartonnent. Que vous souhaiter de plus pour 2012?

De toujours prendre du plaisir à faire de la musique, de m’amuser et d’avoir un maximum de gens qui reçoivent ce que je fais.

Recueilli par Ludovic Jaccard20minutes.ch

Ton opinion