Pays-Bas – Geert Wilders ne se rendra pas à son procès

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Pays-BasGeert Wilders ne se rendra pas à son procès

Le politicien anti-islam a indiqué vendredi qu'il ne se présenterait pas aux audiences à La Haye. Il est poursuivi pour incitation à la haine.

Dutch right-wing Freedom Party politician Geert Wilders speaks during a debate about the attacks in Paris in The Hague on November 19, 2015. Wilders demanded that Dutch borders be closed and suspect individuals be locked down to prevent them from carrying out attacks. AFP PHOTO / ANP / BART MAAT 

--NETHERLANDS OUT-- / AFP PHOTO / ANP / BART MAAT

Dutch right-wing Freedom Party politician Geert Wilders speaks during a debate about the attacks in Paris in The Hague on November 19, 2015. Wilders demanded that Dutch borders be closed and suspect individuals be locked down to prevent them from carrying out attacks. AFP PHOTO / ANP / BART MAAT

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AFP/Bart Maat

Le député néerlandais anti-islam, Geert Wilders, accusé d'incitation à la haine pour avoir promis «moins de Marocains» dans son pays, a déclaré vendredi qu'il ne se présenterait pas devant les juges à l'ouverture de son procès, qu'il a qualifié de «parodie». «C'est mon droit et mon devoir en tant qu'homme politique de parler des problèmes de notre pays», a-t-il affirmé dans un communiqué, répétant que son procès était «politique». Le procès, qui doit s'ouvrir lundi, porte sur des propos tenus lors d'une soirée après les élections municipales de mars 2014, à La Haye.

Le député avait alors demandé à ses militants s'ils voulaient «plus ou moins de Marocains dans leur ville et aux Pays-Bas». Face à une foule scandant «Moins! Moins! Moins!», l'homme politique avait répondu dans un sourire: «Nous allons nous en charger». Il s'agit du second procès pour Geert Wilders, qui avait été acquitté après des poursuites similaires en 2011. «C'est un procès politique auquel je refuse de coopérer», a ajouté le député controversé, qui sera représenté par son avocat Geert-Jan Knoops.

«C'est une parodie de justice», a-t-il ajouté, en affirmant que «43% des Néerlandais veulent moins de Marocains». «Non parce qu'ils méprisent tous les Marocains ou veulent qu'ils partent du pays mais parce qu'ils en ont assez des nuisances et de la terreur causées par tellement de Marocains». «Si parler de ceci est punissable, les Pays-Bas ne sont plus une démocratie libre mais une dictature», a également affirmé le député, accusant la justice de «doubles standards» pour n'avoir pas poursuivi d'autres hommes politiques ayant exprimé des opinions tranchées sur les Néerlandais ayant des origines étrangères.

(L'essentiel/AFP)

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