Sécurité routière – «Généraliser la limitation à 30 km/h en ville»
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Sécurité routière«Généraliser la limitation à 30 km/h en ville»

LUXEMBOURG - L'Association nationale des victimes de la route (AVR) a 20 ans. Bilan avec son président.

Les collisions contre les arbres sur les routes de campagne restent un sujet de préoccupation.

Les collisions contre les arbres sur les routes de campagne restent un sujet de préoccupation.

Editpress

L'essentiel: Quels motifs de satisfaction en 20 ans?

Jeannot Mersch (président de l'AVR): La voix des victimes est plus entendue, et les politiques sont plus sensibles à nos revendications. En 20 ans, le pays a constamment réduit le nombre de morts et de blessés sur les routes. Sur les dix dernières années, on a réduit la fatalité de moitié. Sur les 18-25 ans, il reste des progrès à faire: on est dans la moyenne européenne, on pourrait viser le podium.

Qu'est-ce qui fait reculer les drames de la route?

La conjugaison des trois piliers de la sécurité routière. D'abord l'usager, qu'il faut sans cesse informer et sensibiliser aux dangers, comme le GSM, même avec un kit mains-libres. Ensuite, le véhicule: au Luxembourg, les voitures sont bien équipées pour prévenir les blessures graves, mais il reste à faire avec les motocyclistes. Enfin, les infrastructures. Nos autoroutes sont sûres mais sur les routes de campagne, les collisions avec les arbres restent un problème. Un choc latéral, même à 70 km/h, est souvent mortel.

Les avancées que vous appelez de vos vœux?

Nous appuyons un projet au niveau européen pour généraliser les limitations à 30 km/h en ville et faire du 50 km/h l'exception. Dans les zones habitées, le 30 km/h serait la norme. Le 50 km/h ne serait autorisé que dans les lignes droites, dégagées.

Votre conférence des 20 ans était «Victimes de la route et justice». Le sujet préoccupe?

Nous voulons que les victimes de la route soient reconnues comme les victimes de crimes ou de violences et accèdent aux mêmes droits. On a souvent le sentiment qu'elles sont des victimes oubliées.

Recueilli par Mathieu Vacon

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