Football – Gianni Infantino vit désormais au Qatar
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FootballGianni Infantino vit désormais au Qatar

Le président de la FIFA a déménagé au Qatar un peu plus d’un an avant le coup d’envoi de la Coupe du monde. Il a loué une maison à Doha et scolarisé ses filles dans l'émirat.

Gianni Infantino et le Premier ministre qatari lors du GP de F1 en novembre au Qatar.

Gianni Infantino et le Premier ministre qatari lors du GP de F1 en novembre au Qatar.

AFP

C’est une enquête du SonntagsBlick qui le révèle: le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, vit depuis le mois d’octobre dernier à Doha, au Qatar. Là-bas, il a loué une maison pour lui et sa famille. Deux de ses quatre filles vont à l'école dans l'émirat. Les rumeurs d’un déménagement de Gianni Infantino au Qatar circulaient depuis un certain temps. La FIFA les avait toujours démenties, avant de finir par les admettre. Elle tente toutefois de minimiser la portée de l’affaire.

Compétences fortement réduites

Dans un communiqué détaillé, un porte-parole précise que le président continuera à travailler au siège à Zurich. À la Fédération, d’aucuns rapportent cependant que Gianni Infantino n'est que très rarement vu à Zurich. Cela en agace plus d’un. La FIFA affirme également que son président paie toujours ses impôts en Suisse et qu’il passerait la moitié de son temps de travail à Doha.

Selon la FIFA, Gianni Infantino doit se rendre régulièrement à Doha pour aider à organiser la Coupe du monde de football qui débutera fin novembre. Les spécialistes de la FIFA en doutent: selon les personnes interrogées par le «SonntagsBlick», le président a avant tout des tâches de représentation. En effet, ses compétences en matière de gestion ont été fortement réduites après la démission de Sepp Blatter en 2016.

Relations avec l’émirat critiquées

Gianni Infantino a été critiqué pendant des années pour ses relations trop amicales avec l'émirat et ses dirigeants autoritaires. Le Qatar est un pays où la charia s'applique, où les homosexuels finissent en prison et où les droits de l'homme sont bafoués. Selon le journal britannique «The Guardian», jusqu’à 6 500 travailleurs immigrés sont morts dans le cadre de la construction des stades de la Coupe du monde de football. La FIFA conteste ces chiffres et parle de 34 personnes qui ont perdu la vie «directement en lien avec la construction des stades».

(L'essentiel/cle)

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