En France – Giscard d’Estaing «très affecté» par l’accusation

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En FranceGiscard d’Estaing «très affecté» par l’accusation

L’ancien président français est visé par une enquête pour agression sexuelle à fin 2018. Il dit ne pas se souvenir de l’accusatrice.

Valéry Giscard d’Estaing a été président de la France de 1974 à 1981.

Valéry Giscard d’Estaing a été président de la France de 1974 à 1981.

Keystone

L’ex-président français Valéry Giscard d'Estaing est «très affecté» par l’accusation d’agression sexuelle portée contre lui par une journaliste allemande, dont il dit n’avoir «aucun souvenir», selon un communiqué jeudi de son avocat.

«Le président Valéry Giscard d'Estaing a été très affecté et blessé par l’accusation d’agression sexuelle portée à son encontre par Ann-Kathrin Stracke, dont il n’a aucun souvenir», a écrit dans ce communiqué l’avocat Jean-Marc Fedida.

Plainte d’une journaliste

À 94 ans, celui qui fut président de la France de 1974 à 1981 fait l’objet depuis lundi d’une enquête à Paris pour agression sexuelle, après la plainte de la journaliste Ann-Kathrin Stracke, qui l’accuse de lui avoir touché les fesses lors d’une interview fin 2018.

Ann-Kathrin Stracke, journaliste de 37 ans à la télévision publique allemande WDR, avait écrit le 10 mars au parquet de Paris pour dénoncer les gestes qu’aurait effectués l’actuel membre du Conseil Constitutionnel lors d’une interview réalisée dans son bureau parisien.

«Conformément à l’idée qu’il se fait de la dignité», Valéry Giscard d'Estaing «a choisi de ne pas alimenter par des déclarations une polémique d’une telle nature», ajoute son avocat dans le communiqué. «Mais confiant dans les institutions notamment judiciaires, il a demandé à son avocat, Me Jean-Marc Fedida, d’entreprendre toute action qui serait rendue nécessaire par des attaques diffamatoires et attentatoires à son honneur», précise-t-il.

Libération de la parole

Lundi, le parquet de Paris avait annoncé à l’AFP avoir ouvert une enquête pour des faits d'«agression sexuelle» et avoir confié les investigations à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

«J’ai décidé de raconter mon histoire parce que je pense que les gens doivent savoir qu’un ancien président français a harcelé sexuellement une journaliste, en l’occurrence moi, après une interview», avait expliqué la journaliste, se disant encouragée par le mouvement #MeToo de libération de la parole des femmes pour combattre le harcèlement sexuel.

(L'essentiel/afp/nxp)

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