Religion 2.0 – «Godblessyoo», une app pour bénir ses amis
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Religion 2.0«Godblessyoo», une app pour bénir ses amis

Prendre une photo, la bénir et l'envoyer avec son smartphone vers ceux à qui on veut du bien: voilà ce que va permettre l'application «Godblessyoo», qui sera lancée lundi.

L'application «Godblessyoo» espère conquérir le monde.

L'application «Godblessyoo» espère conquérir le monde.

Capture d'écran

L'application «Godblessyoo» sera lancée lundi par une startup de Mont-Saint-Aignan, au nord de Rouen, en France. À l'origine de cette idée, Sébastien Poncelet, 40 ans, entrepreneur catholique, qui, à la tête d'une petite équipe de quatre personnes, veut «propager le bien dans le monde». «Contrairement aux idées reçues, la bénédiction n'est pas réservée aux seuls prêtres», explique le concepteur de «Godblessyoo» au cours d'une présentation mardi soir, rappelant que nos aïeux bénissaient des amis de passage, une pratique que l'on rencontre encore aux États-Unis.

L'application, qui permettra des «messages positifs, spirituels, bienvenus dans cette période troublée» pourra être téléchargée gratuitement sur les smartphones de système Android ou IOS (Apple). La manipulation est aisée: on prend une photo directement ou depuis sa galerie d'images, on la «bénit» avec le doigt puis on l'envoie. Sur son écran on peut faire soit un signe de croix, soit dessiner un ictus (deux courbes horizontales qui se croisent, figurant un poisson stylisé, signe chrétien très ancien que préfèrent les protestants) ou encore un cœur pour les non croyants.

La petite startup entend bien développer son application au-delà des frontières hexagonales. «Elle a été conçue pour l'international et nous pensons faire un carton en Afrique, en Amérique Latine et aux États-Unis», pronostique le startuper dont l'optimisme semble à toute épreuve. Le modèle économique sera celui d'un réseau social dont la valeur se mesure au nombre d'utilisateurs. La petite entreprise en attend 146 000 en 2017 (12 500 en France) et vise les 26 millions en 2020 (143 700). La petite équipe compte bien aller présenter sa trouvaille technologique au pape François, dès le début de 2017.

(L'essentiel/AFP)

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