En France – Greenpeace bloque l'accès au siège d'EDF à Paris

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En FranceGreenpeace bloque l'accès au siège d'EDF à Paris

Une quarantaine de militants bloquent le site depuis l'aube, dans le but d'interpeller le groupe sur sa situation financière et les soupçons d'anomalies sur certains réacteurs.

Dès 6h du matin, une action préparée minutieusement a été déployée avenue de Wagram, au siège de l'énergéticien, à Paris.

Dès 6h du matin, une action préparée minutieusement a été déployée avenue de Wagram, au siège de l'énergéticien, à Paris.

AFP

«Nous avons bloqué l'entrée et nous sommes installés pour longtemps», a déclaré à l'AFP Cyrille Cormier, chargé du dossier Énergie au sein de l'ONG. «EDF doit arrêter sa fuite en avant: l'entreprise est dans une situation de quasi-faillite, sa dette s'élève à 74 milliards d'euros, et son PDG veut investir pour prolonger la vie des centrales en France et en construire d'autres ailleurs, mais ils n'en ont pas les moyens», a ajouté le militant.

Dès 6h du matin, une action préparée minutieusement a été déployée avenue de Wagram, au siège de l'énergéticien: des camions ont déposé deux structures métalliques en forme d'arc de cercle qui ont ensuite été dressées devant l'entrée de l'immeuble et attachées l'une à l'autre. Elles forment un demi-cercle barré du slogan «Faillite» qui empêche l'accès à l'immeuble où travaillent quelque 700 salariés.

Dépôt de plaintes

En même temps, des grimpeurs ont surgi du toit du bâtiment et ont lentement descendu la façade en rappel pour déployer une banderole indiquant: «74 milliards de dette et, avec le nucléaire, c'est pas fini», une phrase présentée comme une déclaration du PDG Jean-Bernard Levy. Une quinzaine de militants, en combinaison et casque de chantier, se sont également enchaînés à des fûts très lourds et de couleur jaune alignés en travers de l'allée conduisant à l'entrée et au pied de la façade en verre de l'immeuble.

Fin novembre, Greenpeace a déposé une plainte auprès du parquet national financier contre EDF et son PDG pour «délits boursiers», l'ONG accusant l'entreprise de largement sous-provisionner les coûts futurs des démantèlements des centrales et de traitement des déchets. EDF a contesté les évaluations de l'ONG et a annoncé le dépôt d'une plainte pénale pour diffusion «d'allégations mensongères».

(L'essentiel/AFP)

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