Banque au Luxembourg – Hapoalim: les ex-salariés devaient coopérer à vie
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Banque au LuxembourgHapoalim: les ex-salariés devaient coopérer à vie

LUXEMBOURG - Une clause jugée abusive a fait capoter le plan social négocié à la banque Hapoalim. Vingt-six salariés sont concernés.

Hapoalim Bank est visée par une enquête menée aux États-Unis.

Hapoalim Bank est visée par une enquête menée aux États-Unis.

Les négociations d’un plan social pour une trentaine de salariés de la banque Hapoalim au Luxembourg ont échoué d’une manière un peu particulière, a-t-on appris auprès des syndicats. En cause, l’introduction d’une clause «au dernier moment» qui a fait capoter la conciliation, et ouvert la porte à des licenciements individuels. Vingt-six salariés de la banque privée israélienne installée rue de la Chapelle, dans la capitale, sont concernés, dont trois ont déjà reçu leur lettre de renvoi, selon l’Association luxembourgeoise des employés de banque et assurance (Aleba).

La condition controversée concerne les soucis judiciaires rencontrés par Hapoalim aux États-Unis, où la banque est suspectée d’avoir aidé des citoyens américains à échapper à l’impôt. «Il était demandé une coopération des salariés dans cette enquête... à vie!, s’étrangle Alessandra Giuliano, head of coordination de l’Aleba. Ils devaient être à disposition des autorités et pouvaient alors être appelés à témoigner sur le territoire américain. Et le salarié pouvait se voir retirer ses indemnités si la coopération n’allait pas dans le sens voulu par la banque».

Une requête jugée illégale par les syndicats qui parlent de «prise d’otage» et mettent en cause le cabinet d’avocat Elvinger Hoss Prussen, qui a négocié le plan social. Contacté, ce dernier n’a pas répondu à nos sollicitations.

(Mathieu Vacon/L'essentiel)

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