En Corée du Sud – Harcèlement sexuel: l'ex-maire de Busan en prison
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En Corée du SudHarcèlement sexuel: l'ex-maire de Busan en prison

L'ex-maire de Busan, deuxième ville sud-coréenne, a été condamné mardi, à trois ans de prison pour des faits de harcèlement sexuel contre deux subordonnées.

Mis en cause pour son comportement vis-à-vis d'employées, Oh Keo-don avait démissionné l'an passé de son mandat de premier édile.

Mis en cause pour son comportement vis-à-vis d'employées, Oh Keo-don avait démissionné l'an passé de son mandat de premier édile.

AFP

L'ex-maire de Busan, deuxième ville sud-coréenne, a été condamné mardi, à trois ans de prison, pour des faits de harcèlement sexuel contre deux subordonnées, une décision qui illustre la mobilisation de la justice sur un sujet longtemps passé sous silence en Corée du Sud. Mis en cause pour son comportement vis-à-vis d'employées, Oh Keo-don avait démissionné l'an passé de son mandat de premier édile de ce grande port connu notamment pour son festival international de cinéma.

Trois mois plus tard, le maire de Séoul, Park Won-soon, s'était suicidé après avoir été accusé de harcèlement sexuel par une subordonnée. Les deux hommes appartenaient au Parti démocrate (centre-gauche) du président sud-coréen Moon Jae-in qui a été balayé lors d'élections partielles, en avril à Séoul et Busan. Ces résultats ont permis à l'opposition de se relancer à un an de la présidentielle.

«Position de supériorité»

M. Oh, 72 ans, a toujours affirmé que les contacts avec ses employées avaient été accidentels, tout en déclarant aux journalistes à son arrivée au tribunal qu'il avait «tous les torts». Le juge du tribunal de district de Busan, Ryu Seung-woo, a conclu que le prévenu avait abusé de «sa position de supériorité» pour se livrer à des faits de harcèlement sexuel. «Des gens qui n'auraient pas dû souffrir souffrent toujours», a-t-il ajouté selon l'agence Yonhap.

La société sud-coréenne demeure profondément conservatrice sur les questions sociétales, en dépit de l'essor de son économie. Les victimes de harcèlement sexuel subissent souvent de fortes pressions pour garder le silence. Mais les choses ont commencé à évoluer avec le mouvement #metoo qui, en Corée du Sud, a débuté quand une procureure, Seo Ji-hyun, a accusé publiquement un supérieur hiérarchique de l'avoir pelotée de manière insistante lors de funérailles.

(L'essentiel/afp)

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