Agroalimentaire en France – Herta va investir 85 millions d'euros dans ses usines

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Agroalimentaire en FranceHerta va investir 85 millions d'euros dans ses usines

Le groupe de charcuterie veut renforcer ses capacités de production, dans un marché relancé par les mesures de confinement, et poursuivre sa montée en gamme.

Cette année, le marché français du jambon croît en valeur de 8%, alors qu'il était plutôt en décroissance ou stable ces dernières années.

Cette année, le marché français du jambon croît en valeur de 8%, alors qu'il était plutôt en décroissance ou stable ces dernières années.

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Ce plan d'investissements sera prioritairement concentré sur les sites de production, avec 57 millions d'euros pour l'usine de Saint-Pol-sur-Ternoise (Pas-de-Calais), et 25 millions d'euros pour le site d'Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin). «Sur la charcuterie, on est devenu leader depuis trois ans, on a 14% de parts de marché et on est leader sur les jambons cuits, les saucisses knackis, les lardons», s'est réjoui Arnaud de Belloy, directeur général d'Herta-France, lors d'un entretien avec l'AFP.

«Il y a un besoin de capacité. Comme on est en croissance, il faut suivre la demande sans augmenter nos coûts et puis, c'est un secteur où la qualité, la sécurité alimentaire est clé», a-t-il ajouté. Avec notamment les confinements successifs, le groupe a vu cette année augmenter ses ventes de pâtes à tarte, lardons, saucisses et jambons. Ainsi, cette année, le marché français du jambon, croît en valeur de 8%, alors qu'il était plutôt en décroissance ou stable ces dernières années, a indiqué M. de Belloy, lors d'une conférence de presse.

«Un nouvel atelier pour les knackis»

Le marché qui a connu toutefois la plus forte croissance est celui des ingrédients pour la cuisine, principalement les lardons, qui ont progressé de 16% en valeur, chez Herta. Sans surprise, dans un même ordre d'idées, les ventes de pâtes à tarte ont progressé de 12%. Une tendance partie pour durer, selon Herta: «Nous avons prévu de fait qu'il y ait une meilleure dynamique sur l'ensemble de ces catégories, sans nouveau confinement, mais uniquement par une plus grande utilisation», a indiqué M. de Belloy.

À Saint-Pol, usine qui produit jambons, knackis, lardons et croque-monsieur, «on a une partie extension, modernisation du site et la création d'un nouvel atelier pour les knackis», a expliqué M. de Belloy. Cet atelier doit être terminé «à la fin de l'année prochaine», selon le dirigeant, qui prévoit par ailleurs une augmentation des capacité de production pour les jambons et d'autres produits, ainsi qu'une amélioration des conditions de travail sur ce site qui emploie 1 200 salariés.

«Le groupe recrute régulièrement»

À Illkirch, usine concentrée sur les productions innovantes du groupe, qui y a installé son laboratoire de recherche, les investissements viseront notamment à moderniser les installations et à «agrandir le laboratoire qualité». Enfin, plus de deux millions d'euros seront investis sur les sites logistiques d'Herta situés à Le Meux (Oise) et à Lozanne (Rhône), afin d'améliorer la chaîne logistique, a indiqué le groupe dans un communiqué.

Si ce plan d'investissements ne s'accompagne pas de recrutements à proprement parler, M. de Belloy, indique que son groupe «recrute régulièrement» et encore cette année. Depuis juillet 2020, Herta est une co-entreprise détenue à 60% par le groupe espagnol Casa Tarradellas et à 40% par Nestlé.

(L'essentiel/afp)

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