Hollywood contre Google, ou l'avenir du web libre?

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Hollywood contre Google, ou l'avenir du web libre?

YouTube, filiale de Google, est poursuivi par Viacom, le groupe qui détient notamment les droits de MTV.

Les producteurs de contenu s'opposent aux éditeurs en ligne.

Les producteurs de contenu s'opposent aux éditeurs en ligne.

Duel de titans aux États-Unis. L'enjeu? Un milliard de dollars de dommages et intérêts demandés par Viacom à Google. Dans la plainte formulée le mois dernier, Viacom accuse YouTube d’autoriser la diffusion systématique de copies illégales de ses films et séries. Selon le groupe audiovisuel (qui détient les droits des studios Dreamworks et Paramount, ainsi que les chaînes Comedy Central et MTV) plus de 150 000 vidéos de la plate-forme piratent ses propres productions.

Ces clips auraient été vus plus d’un milliard et demi de fois. Viacom cherche donc à renforcer la protection du droit d'auteur sur Internet.

Actuellement, le contenu piraté est retiré des sites de partage vidéo après notification. Viacom veut obtenir une responsabilité renforcée des éditeurs pour ne plus voir du tout sur ces sites du contenu qui lui appartient. En Europe, TF1 demande 100 millions d'euros à Google pour les mêmes raisons.

Mais, au-delà, ce qui se joue dans ce procès, c'est «la façon dont des centaines de millions de personnes s’échangent légitimement des informations, des actualités, des divertissements et des expressions politiques et artistiques», à en croire l'accusé Google. Aux États-Unis, il existe une loi protégeant les éditeurs dès lors qu'ils font preuve de bonne volonté et retirent le contenu litigieux rapidement. Gui. G.

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