Huit mois ferme pour une militante antinucléaire belge

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Huit mois ferme pour une militante antinucléaire belge

La justice a condamné lundi une militante écologiste. Sa faute: s'être rendue dix fois sur le site d'une centrale nucléaire pour dénoncer «des failles dans sa sécurité».

L'accès du site est-il suffisamment protégé? Pour Anja Hermans, la réponse est non. (dr)

L'accès du site est-il suffisamment protégé? Pour Anja Hermans, la réponse est non. (dr)

Le tribunal correctionnel de Termonde, au nord de la Belgique, a condamné Anja Hermans, 29 ans, pour "bris de clôture", selon l'agence Belga.

De novembre 2007 à octobre 2008, la jeune militante antinucléaire belge a pénétré à dix reprises dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Doel, dans la région d'Anvers, au nord de la Belgique.

Les visites continues d'Anja Hermans causent des soucis

"Il est aisé d'y entrer. Si quelqu'un comme moi parvient à se promener sur le site pendant une heure avant d'être repéré, c'est qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond et que la sécurité de la centrale est lacunaire", a-t-elle déclaré lors du procès.

Selon Electrabel (GDF Suez), la société qui exploite la centrale de Doel, celle-ci répond parfaitement aux exigences de sécurité. "Mais les visites continues d'Anja Hermans causent des soucis supplémentaires pour le personnel", ajoutait l'entreprise.

lessentiel.lu avec AFP

En raison de condamnations antérieures, Mme Hermans ne pouvait plus bénéficier de sursis.

En 2001, elle avait été condamnée à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour l'incendie de la voiture d'un juge d'instruction.

En 2002, elle avait écopé de la même peine pour une série d'actions contre des fast-food et des entreprises de transformation de la viande commises entre 1998 et 2000.

Elle militait alors pour une association de défense de la cause animale, l'"Animal Liberation Front".

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