Au Luxembourg : Hygiène alimentaire: un tiers des opérateurs contrôlés doivent passer à la caisse

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Au Luxembourg Hygiène alimentaire: un tiers des opérateurs contrôlés doivent passer à la caisse

LUXEMBOURG – Sur les 1 000 à 1 200 inspections effectuées chaque année par les autorités sanitaires, un tiers débouchent sur des recontrôles, qui coûtent jusqu'à 500 euros.

par
Olivier Loyens
L'hygiène alimentaire n'est pas toujours respectée de la part des producteurs et distributeurs alimentaires.

L'hygiène alimentaire n'est pas toujours respectée de la part des producteurs et distributeurs alimentaires.

Mathieu Vacon/L'essentiel

L'hygiène alimentaire n'est pas toujours respectée de la part des producteurs et distributeurs alimentaires (commerce de détail, restauration et débit de boisson, commerce de gros, fabrication de produits de boulangerie, etc.). «Au Luxembourg, sur les 1 000 à 1 200 inspections effectuées chaque année par les autorités sanitaires (ndlr: l’Administration des services techniques de l’agriculture (Asta), l’Administration des services vétérinaires (ASV) et la Division de la sécurité alimentaire de la Direction de la santé (SécuAlim)), un tiers donnent lieu à des demandes de mesures correctives», explique Patrick Hau.

Le commissaire du gouvernement à la qualité, à la fraude et à la sécurité alimentaire, détaille la procédure: «Les agents constatent une ou des non-conformités, ils vont demander que l'établissement se mette aux normes. Il y aura ensuite un recontrôle, avec différentes activités qui sont taxées (inspection, rapport, échantillons et analyses). La facture peut monter à 300 voire à 500 euros». En cas de non-conformités très graves, Patrick Hau explique que des procédures judiciaires peuvent être lancées. «Cela représente à peu près 20 dossiers par an, depuis 2009, dit-il. C'est plutôt rare, on essaie d'éviter, car les délais sont beaucoup plus longs».

Il faut dire que le domaine de la sécurité alimentaire évolue, aux niveaux réglementaire (exemple: prise en compte du danger de l'acrylamide) et technologique (exemples: méthodes de cuisson, de conservation). À ce titre, l'ASBL Horesca a présenté mardi une mise à jour de son guide de bonnes pratiques d'hygiène. «Il fallait donner des réponses aux entreprises, le téléphone n'arrêtait pas de sonner», confie François Koepp. Le secrétaire général de l'Horesca explique que la plupart des questions posées par les hôtels, les restaurants et les cafés concernent le futur des emballages, les livraisons, ou encore les bonnes températures pour la conservation des aliments.

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