Haut-Rhin – Il a inventé son agression au centre de vaccination
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Haut-RhinIl a inventé son agression au centre de vaccination

MUNSTER - Le collaborateur d'un centre de vaccination, qui avait affirmé avoir été «violemment agressé», a reconnu avoir menti. Il a été placé en garde à vue.

L'employé du centre de vaccination avait inventé son agression.

L'employé du centre de vaccination avait inventé son agression.

AFP/Nicolas Tucat

Le collaborateur d'un centre de vaccination de Munster, dans le Haut-Rhin, qui avait affirmé avoir été «violemment agressé» par trois personnes, début janvier, a reconnu avoir menti et a été placé en garde à vue, a annoncé mercredi, le parquet de Colmar. «Face à un certain nombre de contradictions entre les constatations faites et les déclarations du plaignant, ce dernier a été réentendu mercredi matin, et a indiqué avoir menti: il n'a pas été agressé mais s'est auto-infligé les blessures qui ont été constatées par les médecins», a indiqué, dans un communiqué, la procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard.

Placé en garde à vue pour «dénonciation mensongère d'un délit imaginaire» - faits passibles de six mois de prison et 7 500 euros d'amende - il a indiqué «s'être blessé lui-même volontairement à l'aide d'une seringue et d'un cutter personnels et en se donnant des coups avec les poings sur la cuisse», a poursuivi la magistrate. Il a expliqué son geste «par un mal-être qu'il ressent» et «qui l'aurait incité à cette mise en scène», selon Mme Sorita-Minard.

Expertise psychiatrique

Sa garde à vue a été levée par la procureure qui a diligenté «une expertise psychiatrique» et «une enquête de personnalité, afin de pouvoir donner à cette affaire les suites pénales adaptées», a-t-elle indiqué. Cet homme avait affirmé le 8 janvier avoir été agressé à la fermeture du centre de vaccination de Munster, vers 20h. Une enquête de flagrance pour «violences en réunion avec arme et avec préméditation» avait été ouverte par le parquet et confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Colmar.

La prétendue agression avait suscité une forte émotion dans la vallée de Munster, et bien au-delà en France. Dans un communiqué commun, le préfet du Haut-Rhin et la directrice générale de l'Agence régionale de Santé (ARS) du Grand Est avaient dénoncé «un acte inacceptable».

(L'essentiel/afp)

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