Procès en appel – Il avait tué ses enfants pendant leur sommeil
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Procès en appelIl avait tué ses enfants pendant leur sommeil

METZ - Le procès en appel d'Alain Wegerlé, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de ses deux enfants, s'est ouvert ce mercredi devant la cour d'assises à Metz.

Alain Wegerlé a été condamné à la perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans pour le meurtre de ses deux enfants.

Alain Wegerlé a été condamné à la perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans pour le meurtre de ses deux enfants.

AFP

Ce mécanicien aéronautique de 49 ans avait été reconnu coupable par la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle à Nancy d'avoir, en octobre 2008, abattu avec un fusil de chasse dans leur sommeil ses garçons, Rémi, 11 ans, et Alexis, 14 ans. Il avait ensuite tenté de se suicider dans la maison familiale à Toul.

Dans une note à destination des enquêteurs et de son épouse, il avait expliqué qu'il avait décidé d'«emmener avec (lui) ses deux petits amours» car il «aimait trop» sa femme, qu'il soupçonnait d'entretenir une relation adultérine. Estimant que «la violence avait balayé le sacré», l'accusation avait requis la perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

De nombreuses disputes avant le drame

L'avocat général avait notamment estimé que l'accusé avait «délibérément préparé et suspendu son geste à une réponse» de son épouse, qui lui avait annoncé quelques heures avant le drame son intention de le quitter. Lors des débats, Alain Wegerlé avait reconnu sa responsabilité, expliquant qu'il souhaitait éviter à ses deux fils les conséquences d'un divorce et que son geste n'avait pas été prémédité.

Son épouse avait, en revanche, fait état à la barre de menaces lors des nombreuses disputes précédant le drame. Son mari lui aurait notamment dit «de se méfier» car il avait «des armes». Dans sa plaidoirie, la défense avait rappelé que les experts-psychiatres avaient conclu que le discernement de l'accusé avait été «altéré» lors du passage à l'acte. Les débats doivent se poursuivre jusqu'à vendredi.

(L'essentiel Online/AFP)

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