Eurogroupe – «Il est difficile de remplacer Juncker»

Publié

Eurogroupe«Il est difficile de remplacer Juncker»

Le ministre français de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici, a déclaré vendredi ne pas être candidat pour prendre la succession de Jean-Claude Juncker, à la tête de l'Eurogroupe.

Interrogé sur BFMTV/RMC sur le fait de savoir s'il serait le prochain chef de file des ministres des Finances de la zone euro, M. Moscovici a répondu: «Je n'en sais rien. Aujourd'hui, c'est M. Juncker qui a quitté ses fonctions qu'il a créées et qu'il occupait de manière remarquable. Il est très difficile à remplacer et on va y réfléchir collectivement. Je ne suis pas candidat», a insisté le ministre à plusieurs reprises, ajoutant: «Je ne fais pas campagne».

Alors que son nom circule pour la présidence de l'Eurogroupe, Pierre Moscovici a toutefois laissé une porte ouverte. «Ce n'est pas un problème personnel. La question, c'est la question de la France. Il faut de toute façon que ce président soit désigné dans une ambiance consensuelle. Il y a une réflexion collective, qu'elle ait lieu», a-t-il expliqué.

Poste stratégique

Sans confirmer formellement une candidature du ministre français, plusieurs sources ont laissé filtrer, ces derniers jours à Paris, l'intérêt de la France pour ce poste stratégique. «Dans l'idéal ce serait une bonne chose», a glissé une source gouvernementale, assurant que plusieurs partenaires de poids, dont le ministre allemand Wolfgang Schäuble et Jean-Claude Juncker lui-même, avaient évoqué une possible nomination de Pierre Moscovici.

Une autre source proche du gouvernement a souligné que l'intéressé pourrait, même s'il prenait la tête de l'Eurogroupe, rester à son poste à Bercy, confirmant en creux que Paris réfléchissait sérieusement à cette hypothèse. M. Juncker a réaffirmé début décembre, à l'occasion d'une réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles, qu'il comptait quitter son poste au plus tard début 2013.

(L’essentiel Online / AFP)

Juncker et l’Eurogroupe

Le patron de la zone euro occupe son poste depuis sa création en 2005, et son mandat a été reconduit en juillet. Mais le Premier ministre luxembourgeois avait immédiatement fait savoir qu'il ne resterait pas au-delà du début de 2013. Pour prendre la suite de M. Juncker, l'hypothèse d'un mandat partagé entre Wolfgang Schäuble et Pierre Moscovici avait émergé, à l'instar du premier mandat à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE), qui avait été partagé entre le Néerlandais Wim Duisenberg et le Français Jean-Claude Trichet. Cette hypothèse n'a pas été officiellement confirmée.

Ton opinion