Psychiatrie – «Il faudra déstigmatiser les maladies mentales»
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Psychiatrie«Il faudra déstigmatiser les maladies mentales»

LUXEMBOURG - Le CRP Santé fait le point avec ses collègues européens sur le maintien à domicile des personnes atteintes de maladies psychiques.

Un des objectifs de la réforme psychiatrique est de diminuer le nombre de lits en hôpital, comme ici au CHNP d’Ettelbruck.

Un des objectifs de la réforme psychiatrique est de diminuer le nombre de lits en hôpital, comme ici au CHNP d’Ettelbruck.

L'essentiel

«Depuis la réforme internationale de la psychiatrie, que le Luxembourg applique depuis 2005, l’objectif est de réduire les lits en hôpital psychiatrique», explique le Dr Laurence Fond-Harmant, du Centre de recherche public Santé. «Les raisons étaient économiques, mais cela a créé l’opportunité de faire de la psychiatrie sociale».

Depuis la réforme, certaines personnes atteintes de maladies psychiques sont maintenues dans des logements à elles, plutôt qu’en hôpital. «Elles peuvent vivre ailleurs et avoir une autre vie, affirme le Dr Fond-Harmant. Il ne s’agit pas que de logement, il y a aussi la réinsertion».

Les crises sont exceptionnelles

Une réinsertion qui permet de soulager les familles. «Quand vous avez un fils de 45 ans qui n’a pas pu partir de la maison, cela peut être dur». Les structures pour accueillir les patients sont diverses. «Ils y sont encadrés avec du personnel soignant, des travailleurs sociaux...», dit la chercheuse. Qui veut «déstigmatiser les maladies psychiatriques.

On a surtout l’image des crises, mais elles sont exceptionnelles. C’est comme une maladie chronique. On est soigné, mais il faut vivre avec. L’objectif est de trouver comment vivre le mieux possible». Pour cela, il faudra plus de logements. «Il y a 400 personnes qui sont en hôpital psychiatrique car nous n’avons pas d’autres solutions à leur proposer...».

(Jérôme Wiss/L'essentiel)

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