Profs au Luxembourg – «Il faut de la patience pour être enseignant»

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Profs au Luxembourg«Il faut de la patience pour être enseignant»

LUXEMBOURG - Ce lundi, 129 jeunes enseignants ont été assermentés au Geesseknäppchen.

«Nous avons toutes les deux eu de bons profs quand nous étions ados, qui nous ont donné envie de devenir enseignantes», expliquent Laeticia Keener et Laeticia Hebbert, 27 ans, en poste au Lycée Nic-Biever à Dudelange, respectivement en français et histoire. Comme les deux jeunes femmes, ils étaient 129 enseignants-stagiaires du secondaire classique et technique à être assermentés lundi au Geesseknäppchen.

Pour les deux Laeticia, le métier est une affaire «de passion mais aussi de... patience!». Ce n'est pas Elisa Vittore, 27 ans, qui enseigne le français au Lycée Aline-Mayrisch, qui dira le contraire. «Depuis toute petite, j'ai toujours adoré le français, beaucoup lu, et j'aime travailler avec les lycéens. Je ne me voyais pas dans un bureau cachée derrière un ordinateur», témoigne-t-elle.

L'importance de «dialoguer avec les élèves»

Leur assermentation lundi sanctionnait trois années de formation. «Vous êtes jetés dans le bain en tant que chargé de cours et vous devez apprendre sur le tas, c'est une bonne formation mais c'est intensif, détaille Elisa. C'est pourquoi l'assermentation est une grande fierté!». Comme beaucoup de leurs camarades, les trois jeunes femmes espèrent être affectées dans les lycées ou elles ont été formées. Il ne reste plus à ces tout nouveaux candidats-enseignants qu'à rendre leur mémoire pour avoir le statut d'enseignant.

Quand à savoir ce qui fait un bon prof, «c'est la capacité à dialoguer avec les élèves. Il ne faut pas se placer au-dessus d'eux mais s'adapter à leur langage», estiment Joe Bellion et Christophe Schmit, en histoire au Lycée technique du Centre et Lycée de Garçons Luxembourg.

(Séverine Goffin/L'essentiel)

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