Xavier Bettel – «Il faut être prêt à réagir avant la prochaine vague»
Publié

Xavier Bettel«Il faut être prêt à réagir avant la prochaine vague»

LUXEMBOURG – Xavier Bettel a expliqué mercredi, à l’issue d'un débat à la Chambre, pourquoi il envisageait l’obligation vaccinale pour les soignants et les plus de 50 ans.

Si les hôpitaux sont aujourd’hui relativement peu fréquentés, le chef du gouvernement estime que «la situation peut dégénérer du jour au lendemain».

Si les hôpitaux sont aujourd’hui relativement peu fréquentés, le chef du gouvernement estime que «la situation peut dégénérer du jour au lendemain».

Editpress

«C’est l’une des décisions les plus difficiles que j’aie eu à prendre depuis huit ans que je suis Premier ministre», a affirmé mercredi, Xavier Bettel, Premier ministre, après le débat de consultation à la Chambre, pendant lequel il a annoncé l’intention du gouvernement de mettre en place l’obligation vaccinale pour les plus de 50 ans et les soignants. Il suit ainsi l’avis rendu par les experts la semaine dernière.

D’après Xavier Bettel, l’objectif est «d’être prêt rapidement. Le projet doit être déposé avant la prochaine vague» de l’épidémie. Celles-ci «viennent plutôt à l’automne, nous devons être prêts en septembre-octobre». Si les hôpitaux sont aujourd’hui relativement peu fréquentés, le chef du gouvernement estime que «la situation peut dégénérer du jour au lendemain». Pour appuyer cette pression supplémentaire vers la vaccination, il a rappelé que «les trois quarts des personnes en soins intensifs» n’étaient pas vaccinées et qu’une personne non vaccinée était morte la semaine dernière à 57 ans.

«S'il n'y a plus besoin de voter le texte dans un mois, tant mieux!»

Les plus de 50 ans sont concernés par le projet, mais cela pourrait évoluer. «Je n’exclus rien, c’est l’une des leçons de cette pandémie». La sanction pour les contrevenants n’est pas encore décidée, car «cela fait partie du travail législatif qui doit être amorcé», reprend Xavier Bettel.

Le Premier ministre ne se satisfait pas de la moindre vigueur du variant Omicron: «Si cela se confirme, tant mieux, mais je ne sais pas ce qui se passera demain (…) Le but est de préparer un texte, mais si dans un mois, tout va bien et s’il n’y a plus besoin de le voter, ce sera tant mieux!». L’enjeu est bien sûr de «récupérer au plus vite la liberté». En attendant, il espère que la mesure trouvera un soutien au Parlement, notamment de la part du CSV: «Je trouverais regrettable que la loi passe avec 31 voix contre 29», les nombres de sièges de la majorité et de l’opposition. Les débats, qui ont duré cinq heures, mercredi, promettent d’être encore vifs ces prochains mois.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

Ton opinion