Santé au Luxembourg – «Il faut exiger un meilleur rapport qualité-prix»

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Santé au Luxembourg«Il faut exiger un meilleur rapport qualité-prix»

LUXEMBOURG - Le Luxembourg se place 8e du classement établi par l’Euro Health Consumer Index (EHCI) qui compare les systèmes de santé européens. Mais des progrès restent à faire.

Les prix trop bas des cigarettes plombent les efforts de prévention, selon l'étude. (editpress)

Les prix trop bas des cigarettes plombent les efforts de prévention, selon l'étude. (editpress)

Le Grand-Duché ne perd pas de place mais n’en gagne aucune dans le classement de l’EHCI, considéré par la Commission européenne comme la comparaison la plus précise et la plus fiable de tous les systèmes de santé européen. Parmi les 37 pays étudiés, ce sont les Pays-Bas qui décrochent la première place, devant la Suisse et la Norvège. La Belgique se classe 6e, le Luxembourg 8e, juste devant l’Allemagne 9e et la France 11e. Le Monténégro, la Roumanie et la Bosnie-Herzégovine ferment la marche.

L’EHCI indique que «le système de soins de santé luxembourgeois fonctionne plutôt bien» mais souligne malgré tout qu’il est «parmi les plus coûteux d’Europe». Selon les derniers chiffres de l’OMS, le Grand-Duché dépense en effet 6 341 dollars par habitant, ce qui classe le Luxembourg en tête des pays étudiés devant la Suisse (6 062 dollars) et la Norvège (5 970 dollars). À titre de comparaison, la France et la Belgique ne dépensent «que» 4 300 dollars. Selon l’EHCI, ces dépenses doivent se voir: «il est temps d’exiger un meilleur rapport qualité-prix des soins de santé au Luxembourg».

Il pointe notamment du doigt le faible prix des cigarettes, qui «compromet les efforts de prévention», il note également que se reposer que l’Agence belge du médicament et des produits de santé (AFMPS) pour l’accès à de nouveaux médicaments «n’est peut-être pas le choix optimal». Enfin, selon l’étude, la structure des soins pour les maladies rénales est «obsolète» et conseille, par exemple, de développer davantage la dialyse à domicile plutôt qu’à l’hôpital, afin «d’améliorer la qualité de vie des patients».

(MC/L'essentiel)

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