En Syrie – «Il faut mettre un terme à cet enfer sur Terre»
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En Syrie«Il faut mettre un terme à cet enfer sur Terre»

Le chef de l'ONU exige que la résolution, adoptée samedi par le conseil de sécurité sur la Syrie, demandant une trêve de 30 jours, soit «immédiatement appliquée».

Il faut «que l'aide et les services humanitaires puissent être fournis immédiatement (...) pour que l'on puisse alléger les souffrances du peuple syrien», a déclaré à Genève le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Il faut «que l'aide et les services humanitaires puissent être fournis immédiatement (...) pour que l'on puisse alléger les souffrances du peuple syrien», a déclaré à Genève le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

AFP

Le chef de l'ONU, Antonio Guterres, a exigé lundi que la résolution, adoptée samedi par le conseil de sécurité sur la Syrie, demandant une trêve de 30 jours, soit «immédiatement appliquée». «J'attends que cette résolution soit immédiatement appliquée (...) pour que l'aide et les services humanitaires puissent être fournis immédiatement (...) pour que l'on puisse alléger les souffrances du peuple syrien», a déclaré à Genève le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

«Les efforts de lutte contre le terrorisme n'ont jamais la primauté», a-t-il estimé, alors que l'Iran, grand allié du régime syrien, a affirmé dimanche que l'offensive contre des groupes «terroristes» allait se poursuivre dans la Ghouta orientale, fief rebelle assiégé. Les habitants de cette région attendaient toujours la trêve réclamée à l'unanimité par le conseil de sécurité de l'ONU.

10 nouveaux morts lundi

«Les résolutions du conseil de sécurité n'ont un sens que si elle sont effectivement respectées», a relevé M. Guterres. «Les Nations unies sont prêtes à faire ce qu'elles doivent», a-t-il poursuivi. «La Ghouta orientale, en particulier, ne peut pas attendre. Il est temps de mettre un terme à cet enfer sur terre», a-t-il insisté. Au moins dix civils ont été tués lundi en Syrie dans la Ghouta orientale, dans de nouveaux raids aériens et des tirs de roquettes du régime, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

De son côté, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a dénoncé lundi des «abattoirs d'être humains» en Syrie, en République démocratique du Congo, au Burundi, au Yémen et en Birmanie. Ces conflits «sont devenus quelques-uns des abattoirs d'être humains les plus prolifiques de l'époque récente parce qu'on n'a pas agi suffisamment (...) pour empêcher ces horreurs», a dit Zeid Ra'ad Al Hussein devant le Conseil des droits de l'homme, réuni à Genève.

(L'essentiel/AFP)

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