«Il faut que les mentalités des femmes changent»

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«Il faut que les mentalités des femmes changent»

LUXEMBOURG - La nouvelle présidente
de la Fédération des
cheffes d'entreprise veut donner plus de
visibilité aux femmes.

«Professionnellement, je ne pense pas avoir été discriminée parce que j'étais une femme. Sauf au début quand j'ai cherché des financements. Mais je vois bien qu'il y a beaucoup moins de femmes dirigeantes que d'hommes. Surtout dans les grandes entreprises».

C'est ce constat qui a poussé Françoise Folmer, directrice de Team 31, à s'investir dans la promotion des femmes cheffes d'entreprise.
À 47 ans, la Luxembourgeoise est à la tête d'un cabinet d'architectes qu'elle a lancé en 1995 et qui compte aujourd'hui 23 employés. Elle a été nommée en mars à la présidence de l'association qui compte une centaine de femmes, dirigeantes d'entreprises luxembourgeoises.

Un des buts de la nouvelle présidente, donner de la visibilité aux cheffes d'entreprise. «Il faut que les mentalités changent et pas seulement chez les hommes. Parler des femmes cheffes d'entreprise c'est montrer aux femmes qu'elles peuvent le faire». La présidente insiste sur la diversité des professions représentées dans la fédération, du secteur financier au bâtiment.

Pour faire reculer les idées reçues, la fédération met en avant les profils atypiques, dans les métiers manuels par exemple. Elle incite aussi les femmes à s'investir dans les réseaux pour mieux se faire connaître.

Linda Cortey

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